Quand tu te prends une leçon…

Me revoilà.

Depuis quelques jours j’ai appris une belle leçon, je ne sais pas encore comment je vais l’approfondir ni comment je vais la digérer, mais la leçon est bien là.

Peut-être même 2 leçons en une.

La première : la zone de confort n’est PAS la solution.

Et la deuxième : essayer de s’isoler et de faire comme si les autres n’existaient pas (le mal, ou ce qui nous fait mal) , n’est pas non plus la solution.

Je fais suite à un article écrit à la fin de l’été, où je disais qu’à mon boulot, j’avais trouvé une équation à peu près heureuse, où certes je n’avais pas de réel épanouissement, mais qu’en parallèle j’avais du temps et des avantages qui me permettaient de me satisfaire de la situation.

Il a bien fallu que les éléments se déchaînent pour me prouver que non, cette situation n’est pas du tout la meilleure et que ma tranquillité ne devait pas avoir ce prix-là.

Alors que je mijotais mon petit programme perso, mes activités dans mon coin, et que les chefs étaient plutôt contents de mes maigres services (et tant mieux), j’ai suscité la jalousie / colère de mes collègues féminines. Pourtant je pensais être tranquille et ne pas susciter d’envie, ma situation étant ennuyeuse au possible.

Mais la frustration de certaines (qui devait mijoter depuis un certain temps) a explosé tout bonnement lors d’une réunion de service, et j’ai passé un sale quart d’heure. Des hurlements, une agressivité sans non, des reproches aussi futiles que possible. Je ne détaille pas, parce que ça me semble encore aujourd’hui invraisemblable.

Et donc la leçon que je tire, c’est que je ne peux pas ignorer les gens… je pense avoir agit ainsi (et oui parce que je reconnais parfaitement une part d’erreur de ma part) parce que j’ai été égocentrique; Plongée dans mon petit monde, ignorant les appels du pied des unes et des autres (celles qui veulent qu’on les écoute, celles qui veulent se plaindre). Je suis fatiguée de tout ça, et surtout je ne veux plus écouter / coacher celles qui ne se prennent pas en main.

Je reconnais ma suffisance et mon jugement assez sévère sur les gens peureux, sur les gens qui ne cherchent pas à changer le cours des choses ou qui se complaisent dans leur rôle de victime. Certains caractères m’énervent, mais je fais le dos rond. Ma façon de faire c’est de me replier, de me concentrer sur mon monde (ces 2 dernières années, j’ai eu à faire avec mon couple, ça m’a bien occupée), et de ne plus donner de moi-même. Je coupe le robinet.

Mais bon. Voilà, ça ne marche pas comme ça.

On ne peut pas faire comme si les autres n’existaient pas.

Je les vois tous les jours, je suis à quelques mètres d’elles. J’ai beau fuir, ne plus faire de pauses café / déjeuner; le moindre échange devient compliqué. Soupçonneux.

Ma première idée était de sortir de ma zone de confort (ce boulot était au départ ma zone de confort) et de fuir au plus vite, mais j’ai déjà tellement fuit ce genre de situation, que je  pense aussi devoir l’affronter.

Je pense que dans mon cheminement, cela arrive à point nommé. Depuis que ma situation amoureuse est redevenue calme et harmonieuse, voilà que je dois me pencher à présent sur ma situation professionnelle (ou tout du moins ma mission). Cet événement n’est certainement pas innocent. Il faut que je me remette en question, il faut que j’enclenche la machine pour trouver quoi faire de ma vie et arrêter de zoner dans un no man’s land qui ne me correspond pas.

Je suis la première à dire que je n’aime pas cette société de consommation dans laquelle nous vivons, à rejeter le monde matériel et à vouloir vivre plus proche de la nature, et je me suis laissée entraîner dans ce monde-là quand même.

Alors certes mes week-ends sont au vert, et mes vacances sont déconnectées, mais 2 jours par semaine c’est assez peu quoiqu’on en dise.

Je ne sais pas du tout comment vont se passer ces prochains mois, ni ce que cette prise de conscience va réveiller chez moi, mais il va falloir que ça bouge.

 

 

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Quand tu te prends une leçon…

Une réflexion sur “Quand tu te prends une leçon…

  1. A reblogué ceci sur La Nouvelle Conscienceet a ajouté:
    Voilà un exemple de remise en question sur le comportement dans la vie professionnelle. Certes, surtout si ce n’est qu’alimentaire, on ne devrait pas être obligée de se forcer à converser et faire copain copain avec les collègues . Cela me rappelle une entreprise, où le directeur m’avait rapporté les propos de collègues se plaignant de n’être pas embrassés, chaque matin. Cela avait créé la remise en question de mon temps d’essai, à cause de mon manque de communication et peut-être d’empathie. Cependant, il est vrai que nous n’emportons pas nos soucis personnels au bureau, mais ils nous suivent quoi que l’on fasse et il faut faire avec.

    Aimé par 1 personne

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