Féminicide

J’ai cet article en tête depuis cet été, depuis la victime n°… je ne sais même plus laquelle, il y en a toujours une de plus quelques jours plus tard.

Je ne peux pas hurler, parce que je ne sais pas exprimer ce genre de sentiments en hurlant. Je ne sais juste que prendre la plume pour écrire dans l’urgence tout ce qui me vient en tête. Je m’épargne toute la partie « pensées pour la famille » parce que pour moi l’urgence est de réaliser qu’aujourd’hui encore un conjoint ou ex-conjoint vient de frapper et que malgré l’horreur du scénario (poignardée en pleine rue devant ses enfants) le drame se répète ENCORE et que mis à part quelques indignations cela paraît presque NORMAL. Je veux dire à nous, cela nous paraît horrible, mais il y a des hommes, ces hommes qui continuent de frapper, donc 105 hommes depuis le début de l’année qui se sont armés et qui ont tué, parfois qui se sont acharnés, et pour eux cela semble être une solution comme une autre. Et ils n’ont pas tué n’importe qui, ce n’était pas une guerre d’égal à égal, ils ont tué une femme qui parfois a donné la vie à leurs propres enfants…

Quand allons-nous nous relever ?!! Quand allons-nous éduquer ces hommes ? nos fils ! Les garçons !

A quel moment peut-on se dire que nous les femmes, notre plus grand danger dans la vie c’est notre conjoint !!

Arrêtez de lire des contes de fées à nos filles, arrêtez de leur faire croire que le prince charmant existe.

Il vaut mieux être seule les filles. Et le pire est encore à venir, quand vous décidez de mettre fin à la relation.

 

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Féminicide

L’autre côté

Je vais m’efforcer d’écrire un article positif à chaque fois que j’écrirais un article négatif (cf mon précédent). Je ne sais pas ce que cela donnera ni si cela sera agréable à lire, mais je ne doute pas des effets sur mon cerveau.

Le positif dans ma vie :

  • Ma vie à la campagne : j’en ai rêvé petite, j’y suis, je suis dans mon élément. Parfois je l’oublie quand je suis dans mon quotidien, ou durant l’hiver quand les occasions de sortir sont moindres, mais il suffit d’une replongée à Paris pour soupirer de bien-être.
  • Ma stabilité : Je reconnais que c’est un facteur de bonheur, à moi d’en faire quelque chose de bien et de non-routinier. Mais en me stabilisant je dis au revoir aux émotions de dingue qui jalonnaient les débuts de relation, ou aux questions. J’ai besoin de cette sérénité, même si je ne suis pas au top dans tous les domaines. Quand je reviens sur mes 35-40 ans, je me dis que j’ai vécu des montagnes russes, devenant quelqu’un que je ne reconnais plus maintenant. Etre dans l’instabilité, c’est surfer sur les émotions, c’est aussi vivre des choses imprévues, pas toujours bien en ce qui me concerne. Le pire c’est qu’en situation normale, je pense être quelqu’un de très construit, très raisonné. Et que parfois tout cela m’a échappé. Je suis donc sereine à présent (parfois je me demande jusqu’à quand ? car je l’ai aussi été de 25 à 35 ans…)
  • Ma fille : elle m’apporte beaucoup de positif même si ces derniers temps elle me donne aussi du fil à retordre (adolescence qui arrive). Si je repense à toute ma jeunesse où j’ai pensé, imaginé et rêvé ce moment où je serai mère, c’est assez coquasse. Car finalement, elle est arrivée et elle a tout chamboulé, toutes mes idées reçues. Bébé qui pleurait beaucoup et ne dormait jamais, elle a remis en place toute ma conception, mais c’était très bien. Première fois que je comprenais la différence entre l’imagination et la réalité. J’en suis restée là, à un seul enfant alors que c’était bien loin de ma conception, mais c’est tellement bien comme ça. En quelques temps, elle a tout déconstruit, mon schémas traditionnel, et c’était très bien comme ça. Vraiment bien, je ne regrette vraiment rien. Et en même temps, devenir mère c’est quelque chose qui assoit ta place dans la société. C’est sûr, c’est un fait, c’est indéfendable. La femme sans enfants (sauf peut-être celles qui le revendiquent et qui font d’autres grandes actions qui les engagent pleinement ?) doit être marginalisée dans la société. Je le sens quand on me pose la question « et toi tu as des enfants » (au boulot, etc) à chaque fois que je dis oui, je me sens intégrée, je sens que mon interlocuteur s’adresse à moi comme à une femme normale. Et si j’avais dit non ? J’imagine le gros blanc derrière… Difficile de valider ce genre de comportements, et pourtant je respire, ouf je fais partie de ce monde-là. Quelque part, je cherche à me démarquer différemment, j’assume mon divorce (peut-être même que je le revendique), je n’ai pas trop envie d’être dans des cases.
  • Mon conjoint : Il m’a séduit par son côté aventurier, ses prises de risque, sa capacité à savoir tout bricoler, son génie au boulot et une certaine nonchalance. Bien sûr tout cela à un revers, mais je n’aborderai pas cela ici (car déjà j’en parle beaucoup) et que c’est un article positif. Alors restons positif, certes nous ne changerons pas la relation homme-femme de l’univers. Mars restera Mars, et Vénus restera Vénus, mais c’est peut-être ça au fond que je dois questionner. Pourquoi vouloir changer cette phase de la Terre ? Pourquoi je ne comprends pas bien qu’une femme puisse gérer à la fois sa famille et son boulot et pourquoi ça ne marche pas dans l’autre sens ? Pourquoi surtout est-ce que je veux cet équilibre ? (qui ne l’est visiblement pas universellement parlant)… Bon et bien je ne sais pas… donc je suis dans une relation qui me convient sur bien des points mais pas partout. Voilà. Et je n’imagine pas trouver mieux ailleurs (qu’on soit d’accord) car je pense que toute relation est par nature difficile sur bien des points de vus.
  • Ma jument : Un vrai bonheur, je suis dans la phase de découverte, de l’envie de la faire travailler. La relation qui naît est tellement agréable. J’ai quelques questions sur la durée, sur l’hiver, mais je sais qu’avec l’envie ce sera facile.
  • Mon boulot : Je sais pertinemment qu’il est mon point d’équilibre, même si parfois je rechigne. Cela fait 2 fois cette semaine que des collègues me font comprendre qu’elles aimeraient ma place. Oui c’est vrai que ma place est enviable, j’ai un bureau toute seule quand beaucoup sont dans des open-spaces, j’ai de l’autonomie, de la confiance, je suis sur beaucoup de choses dans une zone de confort ce qui fait que je ne me pose plus de questions sur l’organisation, je fais également partie de toutes les confidences, de tous les off, de tous les coulisses. Et d’une certaine manière j’adore ce que je fais, j’aide ma directrice, je me sens utile, j’entoure une équipe de direction, cela cadre avec la façon dont j’ai été éduquée, surtout quand l’équipe est compétente et respectueuse. Mais il y a ce petit mais que je ne m’explique pas. Peut-être dû au fait de la routine, de se lever chaque matin, d’avoir quelques phases d’ennui, d’être attachée. Peut-être tout simplement parce que je rêve de grands espaces que ma volonté première était d’avoir un ranch. Doit-on se condamner tout le reste de sa vie à cela ? J’ai déjà eu maintes fois l’occasion de me poser cette question, puisque j’ai changé plusieurs fois de boulot. Mais je suis revenue à chaque fois sur la normalité du CDI, avec un salaire fixe. etc. Bon alors ça va bien.
  • Les vacances : bientôt, ça arrive. Alors chez moi les vacances d’été ne sont pas forcément les plus attendues ou reposantes (cf mon article d’hier) pourtant c’est là que je suis amenée à faire le plus de découvertes. Je dois y aller dans un autre mental. Je vais y réfléchir (c’est fou quand on y pense !!).
  • Ma perte de poids : ça c’est un vrai point positif. Même si je n’ai pas encore atteint mon objectif et qu’en ce moment c’est plus dur à tenir (absence des enfants = apéros, malbouffe, restaus !!) mais je suis contente d’avoir un nouveau cap. Je suis partie pour durer sur cette nouvelle façon de m’alimenter. Et à chaque fois que je me reprends à mal manger, j’ai directement l’impression d’avoir mal au ventre. C’est plutôt bon signe pour m’aider à persévérer.

 

L’autre côté

Bloquée

Beaucoup d’articles en peu de temps… la vraie raison, j’ai le temps. Je ne recherche d’ailleurs pas spécialement de thème, je me laisse inspirer en freestyle.

Ces derniers temps je pensais à mon attitude bloquée, sur certains sujets. Oui qué-blo. Je ne veux plus, je ne peux plus. Rien que l’idée de faire une concession je la rejette en bloc.

Les exemples j’en ai, ma belle-mère pour ne citer qu’elle. Accepter qu’elle vienne chez nous / chez moi… Littéralement, je suis bien obligée d’accepter, mais physiquement, je n’y arrive pas, tout mon être le refuse. Je dénigre tout, je lui en veux pour tout. Elle n’est pas méchante, juste tellement différente (bête, égoïste, cède tout à sa petite-fille, ne mets pas de soutifs oui mdr…). J’ai renoncé à comprendre, à me donner des excuses, non je ne veux pas, c’est comme ça, et je ne veux même pas changer. Au fond je me donne le droit de ne pas aimer les gens et de ne pas avoir envie de les voir.

Attention, je reste respectueuse pour autant (je rajouterai même, moi je le suis, et elle non car il lui manque une partie de cette éducation), mais il m’arrive de me fermer, et de ne plus participer aux conversations. Parfois je peux m’en vouloir, et me dire que je pourrais donner une meilleure image, mais au final pourquoi faire ? Je crois que sincèrement je m’en fous.

J’ai d’autres exemples. Ce qui me chagrine c’est d’être dans une impasse en fait. Car je m’arrange bien avec mon attitude, mais autour de moi ça n’arrange personne. Pour les vacances on fait comment ? Je refuse d’y aller, un certain temps ça passe, après ça devient gênant. Oui mais pourquoi moi je moi je dois faire des concessions (y aller) et que de l’autre côté ils n’en font pas ? (là dedans je mets aussi mon conjoint qui ne cherche pas forcément à comprendre pourquoi je rejette ça en bloc, non il ne voit pas en quoi c’est gênant qu’on voit les seins de sa mère, etc…). Bon… Là je jongle. Mon bien-être et la bienséance.

Evidemment c’est bien plus compliqué lorsqu’il s’agit de sa fille. Là bien sûr je ne peux pas dire que je ne veux pas être en vacances avec elle. En fait, moi je pourrais très bien m’y accommoder, on pourrait très bien envisager chacun ses vacances séparément, après tout… mais pour lui ça signerait l’arrêt de notre couple. Ok, mais pour autant fait-il l’effort de s’arranger pour que ces vacances se passent bien ? Gérer sa fille, etc ? Non pas plus que ça… Bloquée de nouveau. Oui parce que passer des vacances avec sa fille ça reste compliqué pour moi, les petits énervements montent vite, les questions incessantes, le fait qu’elle remet souvent en question ce que je dis, etc. On ne s’est pas choisies, ni l’une ni l’autre.

 

Bloquée

Faire le tour

Mes lundis vont mieux. Une brève petite séance de remotivation (entretien mi-année avec ma chef) a suffit à relancer la machine. Bon je ne dis pas encore que c’est la vie de rêve, mais je pense que j’ai atteint un point d’équilibre qu’il faut que je garde et que je passe outre ces coups de mou.

Il y en aura d’autres c’est une certitude.

Je suis donc provisoirement remontée à bloc, nouveaux challenges, toujours le respect et l’admiration de ma chef, et des échos positifs qui me sont remontés à droite et à gauche. Une zone de confort où je navigue à vue.

Je n’oublie pas que depuis mon ordi je fais à peu près la life que je veux, et même si les grands espaces et océans m’attirent, je peux aussi me contenter de cette vie-là.

Je prends mes marques avec ma jument. Je suis folle d’elle. Chaque jour auprès d’elle est un apprentissage. Chaque jour elle m’apporte du calme, et aussi de l’adrénaline quand je dois la monter. Je donne des nouvelles à son ancien proprio avec qui je développe une relation très sympa. Il est content de la savoir bien, et je suis contente de lui montrer que je m’en occupe bien.

Mais en dehors de lui et du fermier qui me loue la pâture, je trouve le monde du cheval toujours aussi pénible. C’est fou comme cela attire la concurrence, le sens de la compète etc. Je dirai même les jalousies. Moi je voulais juste un cheval pour faire des balades et développer un lien fort avec un animal. Je voulais me sentir libre, etc. Et quand je rencontre quelqu’un la première question que l’on me pose c’est « quel galop tu as ? » (je n’en ai pas car j’ai appris à monter à l’étranger), et quelques galères pour obtenir la pâture car les gens ne veulent surtout pas échanger leurs tuyaux; Finalement je suis très contente, j’ai un endroit de rêve où elle a des copains chevaux, et surtout pas d’une vie de club ou chacun se juge.

Bon je vais arrêter là, ce n’est pas aujourd’hui que j’écrirai sur ma belle-mère, ma vie de couple ou ma fille ou ma belle-fille;

Les filles vont chez leur autre parent respectif chacune, nous allons être tranquilles pour une quinzaine de jours. C’est toujours une période agréable où lui et moi on s’entend bien, débarrassés des contraintes du quotidien d’une famille. On est plus zen, moins enclin à la dispute; Dommage ce serait important que les filles voient plus des moments comme ceux-là. Et dès qu’elles reviennent, ça repart… moi et mes griefs, lui qui ne fait rien, ne voit rien, n’intervient jamais…

J’ai donc toujours une petite pointe de stress avant les vacances qui au lieu d’être des moments de repos et de bien-être en famille, sont plutôt des moments où chacun va encore vouloir imposer son point de vue (enfants inclus). Aaaah je ne peux pas tout avoir. J’ai rêvé de quoi déjà enfant ? ah oui d’une grande famille et de tout un tas d’autre chose. Cela fait quelques années que j’en suis rendue à la conclusion suivante, je ne suis pas comme ma mère.

Je pourrais peut-être faire un passage sur elle, mais le fait qu’elle prend de l’âge me fait beaucoup réfléchir. J’ai beaucoup d’affection pour certains côtés de sa personnalités, mais d’autres qui me font hurler, comme sa non-psychologie, son côté bête et formaté. Je ne peux pas m’empêcher de la rabrouer quand je suis avec elle. Et moi aussi je suis formatée… je voudrais me déformater de tout cela.

Well…

 

Faire le tour

Posée

Je me pose et je regarde un peu le positif de ma vie au lieu de tout le temps me plaindre. Oui en ce moment j’absorbe beaucoup de choses négatives, au boulot comme dans la vie en général (rien de grave cependant) et je me sens repartir à ruminer ou tout du moins à revouloir changer de vie, regarder où je pourrais me barrer, me dire que les humains sont tous pervertis et égocentriques.

Bref, j’arrête. Je pense que la période idéale que j’ai traversé au début de mon nouveau job touche clairement à sa fin, et que j’atteint mon rythme de croisière. J’avais envie de faire plein de choses (ah ce sentiment de devoir se sentir utile) mais je me rends compte que je dois rester à ma place. Cette place me convient dans le fond, car j’en suis persuadée elle m’apporte un équilibre et un cadre qui me fait me lever le matin, et qui me permet d’être active. Sinon je ne verrai personne. Au fond je découvre cette seconde nature chez moi qui est celle d’être solitaire. Et pourtant je ne peux pas vraiment dire ce que c’est que de vivre seule, j’ai eu des périodes. Mais quand on est plus jeune, souvent il y a une espèce de couperet ou d’invective de la société qui te conduit à ne jamais rester seule, ou à mal le vivre si tu l’es. Et pourtant maintenant je me dis que ça pourrait être une bonne chose; Et pourtant je me demande aussi, si lorsqu’on est vieux et seul, et qu’on ne voit personne de la journée, c’est dur ?

Je me projette souvent dans la vieillesse, ça ne me fait pas peur, je me dis juste qu’il faut se préparer (sauf pour la partie médicale, ça… comment pourrait-on prévoir ?). J’ai eu des voisins dont lui se trouve piégé avec sa femme, qui est méchante et malade. Il ne peut plus partir bien sûr (l’a-t-il seulement imaginé ?) mais pour moi il est piégé… je ne veux pas de cette vie-là.

Le couple de mes parents n’est pas mieux non plus extérieurement (même si j’imagine qu’ils y trouvent leur compte), ma mère entretient ses névroses… et c’est drôle je me vois écrire ces lignes en parlant de 2 couples dont la femme est abusive. Et pourtant je me plains beaucoup de l’inverse en général, de l’attitude des hommes, de leur patriarcat, etc…

Je fais face à cette zone d’ombre, et je me dis que quoi qu’il se passe, l’humain ça ne va pas bien. Oh la la mes travers me reprennent, je recommence à pester contre le manque d’éducation, les gens qui font n’importe quoi, les incivilités…

Allez, allez, je suis pas trop mal, enfin je réussi à avoir à peu près la vie que je veux, même si dans cet espace-là il reste des endroits où je suis moins bien. En fait je rajoute à chaque fois des éléments positifs sur ma vie, par exemple là récemment l’arrivée de ma jument, qui me crée un espace temporel et naturel tellement beau et apaisant, que j’en oublie que justement le lundi il faut retourner bosser. Mais il reste tout le reste. La belle-famille, certaines personnes du boulot, et j’en passe.

Donc. Positive hein

Posée

Mes lundis

Encore un lundi difficile. Je ne m’explique pas pourquoi.

J’ai un boulot qui me convient, qui me permet aussi de faire beaucoup de choses. Et pourtant je n’aime pas les lundis…

Je crois que j’ai vraiment envie de vivre autre chose, d’être dans la nature tout le temps.

Ma jument est arrivée et c’est un vrai bonheur, elle est tellement belle et tellement intéressante. J’ai plein de choses à faire avec elle, plein de choses à apprendre plein de dépassement personnel à atteindre… et en plus elle est dans un petit coin de paradis avec des gens sympas et simples. Entourés d’autres chevaux… mon rêve depuis toujours, et ça me rend vraiment heureuse…

Mes lundis

Blasée

Toujours un peu difficiles ces lundis matin, j’écris cet article avec un sentiment d’agacement profond et d’un petit-mal-être qui me revient parfois en boomrang…

Ce petit état est dû à une dispute avec mon homme ce matin, partie de pas grand chose (comme souvent en ce moment), sauf que je n’en peux plus de ces petits bouts mis bout à bout. L’objet premier, il me contredit souvent, tout le temps, je dirais même toujours.

Toutes ces phrases commencent par « oui mais », voir plutôt « ben non », dès que j’ouvre la bouche, c’est pour amener un contre-argument, et je suis fatiguée. La plupart du temps je perds de l’énergie à débattre, je lève la voix, je ne me laisse pas écraser. Et justement ça finit par « mais tout doit toujours se faire à TA façon »…… Mais non, je ne crois pas qu’il s’agisse de ça, je me remets en question, et je ne vois pas comment nous en sommes arrivés là.

Et tout est comme ça. Et vous me direz de quoi je me plains ? Il est plutôt gentil sinon (même s’il ne fout rien à la maison), j’ai connu bien pire avec mon ex, alors je devrais me taire avec mes petites disputes pas importantes. ça ne change pas le monde, ça ne vaut pas le coup de se battre alors qu’on s’aime. Oui je l’aime sur d’autres aspects, mais ce côté misogyne-masqué, c’est pénible, je sature, d’autant que la plupart du temps ça se passe devant les filles.

Je déteste d’autant plus ce spectacle, que pour l’une c’est regarder son père prendre le pouvoir en affirmant n’importe quelle vérité (et ça tue le débat), et pour l’autre, ma fille, c’est voir sa mère se faire écraser juste par la masculinité de l’autre. Et parfois j’ai l’impression que cela ne tient qu’à ça. Je suis pourtant plus diplômée que lui, et même s’il gagne plus et qu’il a un poste bien plus important que le mien, justement parfois j’ai l’impression que ce n’est que guéguerre de cour d’école. Sauf que pour lui c’est peut-être très drôle, mais pour moi non. Et surtout pas pour les filles (qui en ont marre de l’ambiance en passant).

On ne devrait pas batailler tout le temps pour ses opinions dans la sphère privée. Déjà qu’on doit supporter des cons au bureau^^

 

 

Blasée