Nice girl

J’ai vraiment envie d’écrire en ce moment, au risque de publier des articles médiocres. J’ai le choix aussi de les publier en privé, juste pour moi et mon égo, histoire de dire Ok j’ai sorti ça de ma tête. Mais bon c’est moins drôle.

La vérité (en catchana baby – oui ma fille écoute Aya), c’est que cet article est un peu mièvre alors comme ça ne me ressemble pas trop, je n’assume pas trop (est-ce que j’assume mieux mon article précédent ? pas forcément non plus, donc…), bah voilà j’ai envie de parler de mon homme. Aussi pour dire que maintenant j’arrête un peu de tous les fracasser et j’admets que c’est beau l’amour (wow).

Alors pourquoi maintenant ? et oui j’ai pas mal déversé ici des choses sur mon couple. Normal, à 40 ans passés je trouve ça dur de re-construire un couple, avec toutes les casseroles qu’on se trimballe chacun. Et les p*tains de réseaux sociaux qui compliquent vachement la donne. Alors que justement, on construit, on ajuste.

J’ai entendu 2 phrases cette semaine qui m’ont fait tilt :

Est-ce que le Grand Amour existe ? Je suis bien embêtée avec cette phrase car actuellement je ne peux pas dire que j’y crois. J’ai vécu 12 ans avec mon ex-mari, père de ma fille, je ne peux pas le qualifier de grand amour puisque nous avons divorcé et qu’aujourd’hui je ne l’aime plus du tout, mais pour autant il était bien mon premier grand amour. Et mon homme actuel… je considère que nous avons construit un amour, fiable, serein, complice, mais avec toutes les questions qui ont terni notre début de relation je peux difficilement appeler ça le grand amour. A un moment, dans mes périodes de célibat, j’avais aussi quelqu’un que je peux qualifier aujourd’hui d’ami. Pour moi c’est comme « mon âme-frère », alors que pourtant nous ne sommes presque jamais en contact. Et bizarrement j’attribue ce qualificatif à lui et pas à mon homme, mais les relations sont tellement différentes que c’est comme ça. Et qu’ici sur ce blog, je le vis bien. Dans ma vie de tous les jours, je n’ai jamais avoué à mon homme que j’avais un ami (les quelques fois où j’ai essayé il a semblé ne pas vouloir l’entendre). La relation avec cet ami est donc totalement inexistante, au profit de mon homme et c’est très bien comme ça. Je privilégie mon homme, mon couple.

Oui mais malgré tout, cet ami je le croise toujours de façon impromptue. Je pense qu’il a une place dans ma vie, et ce n’est certes pas le grand amour non plus, mais une belle amitié. Quelque chose qui fait qu’on s’est reconnus, comme faisant partie de la même « famille ». Je pense juste qu’on n’est pas faits pour cette vie-là, mais peut-être qu’on se retrouvera dans une autre.

Je puise donc chez mon homme, la plus difficile conquête, celle de la vie à deux. Celle des concessions, et celle de l’amour véritable (je paraphrase une personne que je ne peux pas citer car malheureusement je ne sais plus où j’ai lu ça). En ça c’est une belle rencontre. Il y a des défauts qui me hérissent, mais j’ai appris à les aimer (et les comprendre). Il y a des choses que j’admire follement, même si malheureusement il ne sait pas les mettre en valeur. Il y a en nous deux une forte concurrence qui fait qu’on se dispute souvent, mais qui nous tire aussi vers le haut. Tout ça pour prouver à l’autre qui est le meilleur (souvent ça parle boulot, intelligence), pfff. On apprend, on s’apprend.

Le moment que je préfère c’est quand il se moque de moi en m’imitant, là je me dis que j’ai tout gagné parce qu’il écoute très bien ce que je dis (alors que le soir quand il est accroché à sa tablette j’ai plutôt l’impression de faire du monologue); c’est so good.

Et la deuxième phrase, sortie tout droit de Grey’s Anatomy (haha tu deads ça) :

On a tenu 45 ans grâce aux disputes. Yes, j’en suis sûre aussi. Ok on se dispute, mais on avance. Et la dispute saine, vive mais contrôlée, permet d’affirmer nos désaccords. Parce qu’on a le droit de ne pas être d’accord (même si j’ai toujours raison ;-)).

 

 

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Nice girl

La part d’ombre

J’ai cette question en tête depuis que j’ai lu un article sur le sujet. Quelle est ma part d’ombre, celle que je n’aimerai pas révéler ? Et bien je ne suis même pas sûre de pouvoir la révéler ici à des inconnus.

Quelque chose que je n’assume pas, qui n’était pas moi-même – c’est ce que disent les psychopathes aussi – et que je veux enfouir bien loin. J’ai eu une relation extra-conjugale avec un homme en couple aussi, pas loin de mon lieu de travail (en plus c’était quelqu’un lié au travail). Cette expérience a été désastreuse, et je n’ai rien compris à moi-même durant cette période. Chutant dans des crises d’angoisse et en tombant dans un les aléas du manque affectif. Ne m’alimentant presque plus, devenant l’ombre de moi-même et psychologiquement déréglée.

Je me suis sentie tellement au fond du trou et sans respect pour moi-même, que je pense avoir vraiment touché le fond comme jamais à cette époque. Pour résumé, cette personne était droguée (je ne le savais pas au début et découvrait ce monde-là, même si pour le coup il ne m’a jamais impliquée dedans et ne m’a jamais rien proposé – ouf) je pense qu’il était sincèrement amoureux de moi, mais outre le fait qu’il était déjà en couple, sa vie en elle-même était incompatible avec la mienne (trop festif, trop commercial, trop d’argent, trop…). Et puis lors de ses « descentes » il était tellement parano et partait dans tous les sens que j’avais du mal à le suivre (c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille pour la coke); Bref, en fait on s’est très peu vus, il annulait tout en dernière minute, il faisait le mort pendant des jours, et il jouait avec moi. Et moi j’étais à la fois tellement honteuse, et en même temps tellement accro. L’absence crée le manque, le côté mystérieux de sa vie créait le désir, moi d’habitude si rangée, rêvant d’une vie de famille simple, préférant la campagne, j’étais sous le charme d’un homme à 200.000 volts à l’opposé de moi-même (mais finalement mon ex-mari aussi l’était). Bref… je veux tellement cacher cette partie-là qu’il y a très peu de gens qui sont au courant (sauf ma sœur jumelle bien sûr).

Mais elle a toujours été de mon côté, car mon ex-mari, à ce stade, plus personne ne pouvait le supporter. Le pire c’est qu’il était extrêmement jaloux que je tremblais qu’il ne découvre quoi que ce soit (j’en étais arrivée exactement dans cette configuration où le mari jaloux soupçonne tellement sa femme d’infidélités qu’à la fin elle finit vraiment par le tromper); Et surtout avec cette phrase que j’avais en tête « si tu me quittes, je t’enterre ».

J’étais donc, dans la pire année de ma vie, entre 2012 et 2013. Entre la dégradation de la relation avec mon mari (bien avant cette relation, j’en ai déjà parlé sur ce blog, colérique, impulsif et sans doute pervers-narcissique qui a bien failli lever la main sur moi à plusieurs reprises), et cette relation qui me fouttait en l’air, j’errais comme un zombie, je me levais le matin, assurais du mieux que je pouvais au boulot, et faisais n’importe quoi. Le pire c’est que ce qui m’a aidé c’est le boulot, de me lever chaque jour, et d’y aller, même si je n’avais pas dormi et que je ne me sentais pas d’y aller, j’avais quand même un noyau solide avec certains de mes collègues (qui n’étaient bien sûr pas  non plus au courant).

Bref, ça c’était la part d’ombre (j’en ai d’autres certainement).

Mais il y a une issue positive. Je n’ai jamais une telle force, une fois que j’avais touché le fond, pour remonter à la surface. Un vrai déclic. En ce sens je ne peux pas regretter cette relation, ni tout ce qui s’est passé à cette époque (d’ailleurs le divorce aura été bien pire).

J’ai donc dit stop. D’abord à la relation. Comme par instinct de survie. J’ai expliqué pourquoi ça ne pouvait plus durer. Me tordant de douleur tant je n’avais pourtant pas envie d’arrêter. J’ai tenu bon à toutes mes envies de rappel. Broyant du noir, me sentant plonger dans le vide. J’avais tellement mal. (mais ma sœur était là, ce fût mon pillier).

J’ai attendu que la douleur passe. Avec le temps, va, tout s’efface. Je le savais, il fallait que je franchisse les semaines, les mois. J’ai failli rechuter, et puis un événement m’a direct recadrée. Ensuite, puisque j’avais eu cet électrochoc, il fallait que j’aille au bout… il fallait que je quitte mon mari. Elle était là, la vraie raison.

Il fallait que tout cela ait du sens. Il eut fallu que je perde la raison pour aller au devant d’une telle épreuve. Jusque là ce n’était pas l’envie qui me manquait mais ça n’était jamais le bon timing. On ne quitte pas quand on est enceinte de 8 mois et qu’il nous jette du verre à la figure. On ne quitte pas quand l’enfant est encore petit (par peur de le laisser le week-end seul avec son père). Tout un tas de mauvaises raisons (et sans doute quand même je ne peux pas le nier, encore un peu d’amour, encore un peu d’espoir).

Et j’ai osé. J’ai annoncé. J’ai donné le coup final.

Je ne parlerai pas ici de la suite, du divorce, de tout ce que j’ai flippé pour ma fille. Non, j’aimerai garder le meilleur, je sais à présent que je peux remonter. Que je peux être une belle personne, même si j’ai fauté. Je comprends peut-être mieux même certains / certaines. Je sais aussi ce que je ne veux plus, pourquoi je ne le veux plus. Cela m’a compliqué la tâche dans mon couple, et même au travail, car je n’ai plus accepté rien, j’étais devenue une guerrière.

Je garde ça dans un coin de ma tête, pour savoir. Pour me dire, je ne suis pas à l’abri. J’ai beau avoir des convictions, je ne suis pas à l’abri. Juste humaine. Et c’est pas plus mal.

Je dois conclure cet article, je ne sais pas trop comment. J’avais envie de dire que cette année 2019 était, elle, particulière. Comme un nouveau souffle, comme la concrétisation de mes souhaits les plus chers, et comme le signe d’une page qui se tourne vraiment. Je vends cette fouttue maison dans un mois.

 

La part d’ombre

Petits pas

Je suis là à réfléchir pour mon travail sur quel petit pas je vais pouvoir m’appuyer pour mon année à venir (rituel managérial), quand je me mets à extrapoler sur la vie en général et la succession de petits pas à faire pour avancer.

Le plus dur n’est pas quand ça va bien, évidemment ceux-là sont naturels et spontanés.

Oh non… Le plus dur ce sont vraiment ceux qui coûtent, quand la terre tremble, quand l’espoir n’est plus là. Et pourtant quand je me remémore ces fois-là et le prix que chacun m’a coûté, j’ai une grande fierté à me dire : je l’ai fait.

Il y a ces autres moments, où le temps s’étire… où rien ne se passe, ceux-là ressemblent à des pas de fourmis. Ou même carrément à faire du sur-place.

Bref, 6 ans presque ont passé depuis que je me suis séparée et que ma maison est en vente. Durant ces 6 ans, j’ai changé quelques fois de mecs (dont le dernier en date est une relation durable de plus de 4 ans ;-)), j’ai changé 2 fois de boulot, j’ai déménagé 2 fois (sans changer de région pour autant).

Dans mon dernier boulot, je viens d’évoluer cadre assimilé. Ce n’est qu’un tout petit pas, car j’étais cadre dans d’autres boulots. C’est juste que par manque de confiance ou problème d’être une femme avec un enfant en bas-âge, solo à une époque, ne m’a pas poussée à avoir plus.

Maintenant je me sens pousser des ailes. Avec parfois quelques moments de doutes quand même, mais ceux-là arrivent toujours quand je ne suis pas assez occupée. J’ai touché du doigt ce que j’aime faire et avec la confiance de la direction. C’est bizarre de dire ça, mais c’est réel, je n’ai jamais été aussi bonne dans mon job qu’avec la confiance de ma direction.

Et pourtant je reste toujours méfiante sur la nature humaine.

Je suis toujours celle qui veut se barrer à la moindre accroche. Non pas par manque de stabilité, ou par manque de persévérance… non, parce que j’ai toujours trouvé un énorme plaisir à dire… j’me casse. Garder la hauteur, effacer le passé, rayer les emmerdes. Je ne reste pas dans ce monde de brutes. Je vais ailleurs ou l’herbe est plus verte. Et l’herbe a souvent été plus verte. On ne peut pas apprendre aux cons, ou changer les gens qui ne veulent pas changer. On ne peut que partir pour ne pas y laisser de plumes.

Alors voilà, au bout de plusieurs années j’en suis là. Je ne sais pas pour combien de temps, ça me démange toujours (fille de marin, en plus !).

Et puis là dans ma relation amoureuse, je suis bien restée malgré des hauts et des bas. Et il semble qu’ayant dépassé les 3 ans (même 4), je suis dans une phase plutôt bien. Je n’ai plus envie de partir. Je commence à rêver différemment, acheter un cheval fait partie de mes plans. J’investis ma pensée dans ces lieux, dans ce couple, dans ce travail.

ça ressemble à une belle harmonie, n’est-ce pas ? Je réfléchis souvent à la façon dont tourne le monde, je m’insurge parfois sur le fait de travailler pour vivre, mais vivre sans voir ses enfants grandir parce qu’on travaille trop, est-ce une façon de vivre ? travailler plus pour gagner plus d’argent, mais comment dépenser cet argent si on n’a plus le temps de le dépenser ? Si les week-ends passent trop vite, comment fait-on quand on est déjà à lundi ? Les hommes vs les femmes, la nature, la pollution, consommer ou pas consommer, comment éduquer nos enfants ? Et surtout les éduquer ! Brrr beaucoup toujours beaucoup de questions, trouver la paix, trouver une raison.

 

 

 

 

Petits pas

J’ai un creux

J’ai l’impression d’être de retour sur mon blog un peu plus régulièrement, plusieurs raisons à cela :

J’ai un creux dans mon boulot. Après plus d’1 an à apprendre toutes les ficelles de cette nouvelle entreprise, me voilà dans le confort. J’ai également eu sur décembre et janvier 2 mois très intenses (organisation d’une convention nationale) et maintenant c’est de nouveau la routine. Moi qui aime l’adrénaline et l’événementiel, je suis servie une à deux fois par an, le reste du temps il faut que je fasse avec un boulot plus tranquille.

Pourtant je sais que ma direction me fait confiance et serait prête à me laisser prendre des initiatives, mais là j’ai clairement du mal à me remotiver. Je manque aussi de vacances certainement. C’est toujours pareil, sur le coup on se dit que ce n’est rien et ensuite on voit les autres partir et c’est plus compliqué à gérer (surtout quand il y a de l’injustice).

Bon mais je ne suis pas ici pour parler de mon boulot, mais de mes nouveaux projets. Et oui car le délai de rétractation pour la vente de ma maison étant dépassé, il ne me reste plus qu’à attendre jusque fin avril que la vente se fasse vraiment, et elle est sur le bon chemin.

J’ai donc mis en marche la machine à rêves. Même si au début je me suis un peu freinée (de peur de la jouer Perrette et le pot au lait), maintenant je me lâche un peu, du moins par la pensée. J’ai donc de suite imaginé ré-investir dans un appartement (mais cette fois plus facile à revendre :-)) tout en réfléchissant sur le lieu, mer, montagne ? Pour mes vieux jours ? Pour ma fille ? Et puis un autre projet, bien enfoui, jamais cru possible, s’est pointé discrètement mais assez nettement, celui d’avoir un cheval;

Rien à voir avec de l’investissement. Juste du plaisir. C’était mon rêve quand j’étais ado, je me voyais dans un ranch avec ma sœur. J’ai fait des années d’équitation mais monter en club ou faire des concours ne m’intéressait pas plus que ça. Ce que je préfère ce sont les balades, et la relation avec le cheval. Alors en y réfléchissant de plus près je me suis dit que j’habitais la campagne depuis maintenant pas mal de temps, les conditions étaient plutôt réunies pour se lancer. Je me renseigne, je prends des infos. J’ai envie de penser à moi pour une fois. J’ai envie de me dire qu’avec le temps, la volonté etc, on peut réussir à bâtir la vie qui nous ressemble.

Il me faut un projet en dehors du boulot, en dehors du couple. Voilà qui me motive.

 

 

J’ai un creux

La vie en 2019

Samedi j’ai signé un compromis de vente pour mon ancienne maison.

Celle qui a abrité mes rêves de gosse, et celle qui ne se vendait pas. Cela fait presque 6 ans qu’elle est en vente.

Woaw. Je n’y croyais tellement plus. Je pensais que ce jour-là j’allais sauter de joie, mais pour l’instant prudence est de mise, les délais de rétractation et conditions suspensives sont toujours en cours. Je n’arrive pas à réaliser, tout ce que cela implique. La fin de quelque chose. Le début d’une nouvelle ère. Finie cette prison symbolique. L’achat d’une maison m’a vraiment complétement changée dans mon état d’esprit. Tout ce qu’en France on ne dit pas, tant chacun (et l’état fait tout pour) souhaite devenir propriétaire. Mais quid du financement quand on ne peut plus ? Comment gérer l’entretien quand on ne peut plus ? J’ai vu ma maison se dégrader avec le fait qu’elle n’était plus habitée et plus chauffée… L’état qui demande la taxe d’habitation, et qui souhaite imposer les maisons secondaires alors que c’était un fardeau et financier et psychologique ?

Je n’ai donc bientôt plus d’attaches dans cette région, et plus dans aucune autre. Je me sens libre, d’une façon incroyable.

Alors pourquoi cette vente se réalise maintenant ? Certes on a baissé le prix, mais on l’a fait tous les ans quasiment. Je crois beaucoup au « bon moment », même si c’est ma propre interprétation, j’ai besoin de donner du sens.

Je crois que ça avoir avec la nuit du réveillon. Cette nuit-là, on s’est couchés avec mon homme, sur l’idée suivante « cette année il faut prendre une décision » (sur notre couple, le fait de rester ensemble ou pas, etc.). Jusque là j’ai toujours surfé sur mon besoin de liberté (je me considère comme sa locataire car je lui paye un loyer). En même temps je me suis toujours trouvée bloquée par le crédit que j’avais dans mon ancienne maison, ce qui m’empêchait de trouver un autre appart ailleurs (mes moyens étant plus que légers après déduction de ce crédit), et donc m’impose de vivre chez lui en quelque sorte.

Et voilà qu’avec cette phrase il me fait prendre conscience de combien je tiens à lui. J’ai plutôt mal dormi et passé en revue tous mes souvenirs avec lui. J’ai eu l’impression d’enfin ouvrir les yeux et d’accepter de me laisser aller à ce couple, dans ce couple. Un déclic s’était produit.

Le pire c’est que lui aussi depuis début janvier, il se dévoue enfin aux travaux (ce que je lui reprochais de ne pas faire). Qui de nous deux a compris mieux que l’autre ? Et dans la foulée, voilà que ma maison se vend, et voilà qu’elle me libère… Ce qui signifie que maintenant je pourrais vraiment partir ? Mais il me fallait une certitude avant.

Maintenant je l’ai.

Cool, on va avancer avec ça.

 

La vie en 2019

Bilan or not bilan

Les questions de fin d’année.

Est-ce que je mange plus sain ?

Non. Je l’ai fait, mais là j’en ai marre; Invectives sur les légumes, mais rien ne change, je ne vis pas mieux et surtout pas moins bien, alors fuck. Pour un temps au moins.

Je fais plus de sport ?

Oui. Même si j’ai arrêté la salle car je n’aime pas la coach. Mais je sors courir, ça me fait du bien.

Nouvelles idées sur la santé ?

Je pense toujours pareil : que les labos nous enfument, que les médecins ne font pas leur job (pardon, pas tous…), que le monde est brisé par la consommation, qu’il existe d’autres moyens de se soigner. Que certains diagnostiques sont impossibles et qu’à la place on nous refourgue de la merde; Et ceci influe sur le poids, l’humeur, etc.

La vie des femmes on en est où ?

Toujours pas d’égalité salariale, toujours pas d’égalité à la maison, un mouvement metoo qui s’essouffle. Malgré tout les choses bougent. Il faut le réaliser en 1 an il y a beaucoup d’avancées. J’ai la chance d’avoir une cheffe au top, extrêmement brillante, compétente, bienveillante et qui cartonne auprès de tout le monde, ce qui me fait espérer pour l’avenir de toutes les femmes.

Civisme, éducation ?

A revoir. Ce devrait être la priorité qui guide le gouvernement ! Comment élever les femmes sans éducation et sans le civisme des garçons ? Comment manifester sans casseurs ? Comment marcher dans la rue sans être importunée, comment, comment, comment… urgence.

Moi

Je suis gilet jaune de l’ombre, je peste contre les services du gouvernement La Poste, EDF. ça merde dans tous les sens. J’étais maman solo et isolée (c-a-d sans famille autour pour prendre le relai) et il a fallu se démener. Et maintenant je suis en couple recomposé, et je me demande même si je ne cède pas à la pression à cause de tout ça. J’aurai pu être seule, mais la société me propose ce choix que j’accepte par faiblesse.

Le couple

Après ces premières années d’acceptation et de mise en commun, on trouve nos marques; J’ai perdu la magie des premiers instants, le manque d’implication et de romantisme y est pour beaucoup. Je le regrette parce que je pense qu’on vaut tellement mieux que ça. On est presque des colocataires parfois (le sexe en plus). Disons on est copains, on s’amuse bien parfois, on a aussi certains points communs, mais il n’y a pas ce délire puissant et spirituel qui me fait dire « ouaw j’ai trouvé l’âme sœur ». Alors comme je ne sais pas si c’est bien ou pas bien, je surfe sur un confort de vie en chassant toutes ces questions. Je me contente de vivre « à côté ». Bien sûr il y a de l’entraide parfois, et de la confiance. J’ai compris que j’étais la bonne personne pour lui (dans la mesure où il ne cherche pas l’amour avec un grand A mais un espèce d’amour cartésien avec des critères bien tranchés) je suis donc sur un chemin karmique tranquille. La tranquillité l’est moins quand il s’agit de sa fille, ou de débattre sur l’éducation, j’ai parfois des envies de tout quitter et je me rêve loin de tout ça. Malgré tout ça retombe. Il accepte quand même tout ce que je suis avec un grand T : mes idéaux, mes envies de rébellion, mes révoltes, mes crises sur l’injustice. Alors bon… il ne me reste plus qu’à trouver comment accomplir ma mission

Le boulot

Je manque de vacances ! Changer de taf à 40 ans, avec plus d’un an sans congés c’est quand même une panacée ! Je regrette vraiment ce fonctionnement, qui s’adapte pour les étudiants, ok ! Mais quand on a une famille, difficile à faire entendre… notamment avec une ado débutante (qui a encore besoin de sa maman :-)). Bon alors mis à part ça je suis au top de mes rêves, j’aime ce que je fais et la place que l’on me donne. Je suis hyper contente même si certains matins sont parfois difficiles car je sors beaucoup plus souvent de ma routine (déplacements, réunions à l’extérieur, etc.). J’ai acquis beaucoup d’aisance en 1 an sur ma fonction de base (organisation) et je m’envole vers des missions plus importantes et qui m’intéressent beaucoup. Alors cette partie-là est vraiment positive. On peut dire qu’au niveau de ma carrière, hormis dans mes délires d’avoir un ranch ou de devenir bergère dans le Vercors, c’est le poste dont je rêvais. Quoi de mieux ? Idéalement j’aurai préféré travailler pour un produit qui porte de grandes valeurs. Ou avoir l’impression de changer le monde : ce qui n’est pas le cas. Snif. Mais bon, allez déjà je me sens utile.

Temps libre

Ce que je ferai quand je prendrais le temps, écrire un livre, monter une assoce…

 

 

Bilan or not bilan

Mes causes

Eté 2018

Je retiendrai de cet été : chaleur et soleil omniprésent, des ingrédients comme des madeleines de Proust que j’adore. Je me remplis de tout cela et des nuits étoilées, comme lorsque j’étais enfant.

J’ai retiré mon stérilet Mirena. Je ne sais pas s’il y a un effet psychologique, en tous cas je me sens mieux. Même si les kilos eux, sont toujours là (j’ai quand même moins de fringales).

6 mois sont passés. Au boulot je crois avoir gagné la place de mes rêves. Cela m’occupe 8 à 9h par jour. Cela remplit mon temps et fait taire mes questions intérieures. Cela me donne confiance et me met à une place estimée. Cela fait de moi quelqu’un de bien, à l’endroit que je devais être. Il y a pourtant des cases qui ne sont pas remplies.

Je gagne mieux ma vie, je suis en couple et j’habite une maison à la campagne comme j’ai longtemps voulu. Mais je suis toujours révoltée par plein de choses.

Je ne sais pas ce qui fera taire ses petites voix en moi. Ni si elles doivent se taire, je pense plutôt que je dois agir, mais pour le moment je suis dans le statu quo.

Je me suis aussi détachée en parallèle sur beaucoup de sujets.

D’autres me tiennent à cœur, comme la lutte contre la surconsommation et la défense de l’égalité des droits des femmes et la lutte contre les violences à leur encontre. Cela fait déjà pas mal. Je peux me lancer dans des grands débats, et quand on me prend à la rigolade je vais facilement me fâcher. J’y tiens vraiment.

Je voudrai m’impliquer réellement dans une cause, mais j’ai toujours des bonnes excuses pour remettre à plus tard.

A mon petit niveau dans ma propre famille, je m’efforce de faire avancer les choses, nous avons des discussions sur ce sujet. Je me sens en osmose avec ma fille qui porte des projets elle aussi et s’affirme déjà en défenseuse de la Planète. Le 15 septembre nous participerons au World CleanUp Day.

Avec mon homme c’est plus compliqué. Parfois il prend tout à la rigolade. ça me met en colère. Je suis décidément tellement sérieuse. Je l’envie d’être si terre à terre, si facile à divertir, si facile à occuper (glander ça lui va bien). Moi je veux l’infini. Je veux bien plus encore. Mais parfois je l’engueule et je me ferme. Pauvre masculinité. Je suis vraiment une amazone qui tue l’homme. Notre couple tient par ses contraires, lui si calme, et moi si tempétueuse.

Le droit des femmes et l’égalité c’est un sujet sur lequel j’ai longtemps voulu m’exprimer, puis je me suis arrêtée un temps car je me suis retrouvée avec différentes visions du féminisme et toutes ne me correspondaient pas. Moi je suis contre la femme objet, la femme qui se met en avant de façon trop sexy et cela m’attire quelques foudres.

Moi je veux que la femme aille sur le terrain de l’homme, qu’elle retrousse ses manches et qu’elle travaille. Je vois une femme forte et cultivée, mais pas celle qui use de ses charmes et pompe le fric de l’homme.

D’un autre côté je veux des hommes plus impliqués dans la vie de famille, dans la gestion des courses et des enfants. Je veux des hommes qui connaissent la psychologie et qui éduquent les enfants.

Je veux que les garçons de demain soient super bien éduqués et retrouvent leur place de héros.

Je veux que les petites filles soient cultivées et apprennent à se défendre tout en respectant les autres.

Masi je sais que tout cela est tiré de mon histoire et ne fera certainement pas écho à d’autres. Pourtant je suis vraiment persuadée de ça.

Et en même temps je suis encore trop dans le moule.

Un jour viendra et cela changera.

J’aime vieillir. J’aime cette maturité qui me fait voir les choses différemment et imaginer réussir à mettre en œuvre certaines de mes idées. J’aime regarder en arrière et voir que j’ai déjà accomplit quelques petites choses, cela me booste et me redonne de l’énergie pour la suite.

J’aime voir que la jeunesse arrive et prendra mon relai. Parfois je me dis que je devrai ouvrir les yeux, que ma cause c’est ma fille, qu’elle mérite toute mon attention. Parfois je me dis que c’est elle qui m’embarquera dans quelque chose de puissant. Car elle a déjà de grands idéaux et qu’elle a encore plus de caractère que moi.

Mon homme a la sagesse de celui qui semble pouvoir accepter de ne pas tout remettre en question ; Il sait passer le temps sans chercher à changer le monde. Il peut passer des heures à surfer sur internet sans grande ambition. Moi j’arrive de moins en moins à ne rester sans rien faire. Et c’est peut-être parce qu’en ce moment c’est très calme au boulot que je m’ennuie si fort et que je remets tout en cause.

Peut-être parce que ma fille n’est pas là, que mes journées sont longues et que même à la maison je me sens vide.

Cela fait un moment que je cherche un projet, et je suis toujours dans l’attente de ce truc qui me fera renverser des montagnes.

Alors je regarde en arrière et je me dis que cette année j’ai changé de travail, j’ai optimisé mes ressources et en peu de temps j’ai changé ma vie sur plein d’autres sujets. Mais il me reste cette grande question : pourquoi sommes-nous sur terre.

J’ai développé ma propre vision des choses, entre mon éducation catho et mes lectures, je crois en un mix de quelque chose, et je crois que peut-être il y a d’autres vies.

Et j’ai aussi adopté un chat.

Mes causes