Essentiel

Je découvre une mode, mais pourtant je réalise des années après que je l’ai longtemps portée en moi, et que maintenant je vais enfin pouvoir la vivre de manière entière.

Mon aversion pour les courses ou tout achat inutile est en fait une attitude qui porte un nom, le minimalisme ;

Mon déménagement m’a fait franchir un palier supplémentaire, je trie par le vide, je désencombre.

Je découvre encore une autre façon d’en vivre : le tri des relations. Non pas que je sois fâchée avec des gens ou des connaissances, non…. mais je ne veux garder que l’essentiel.

Je ne veux plus me forcer parce qu’il le « faut », je veux aller ou mon cœur me porte.

Et si mon cœur me porte chez moi, c’est très bien aussi.

La vie à deux avec mon amoureux me comble enfin sur bien des points, depuis que nous avons eu tous nos moments pour nous exprimer, crises, coups de gueule, et répartition de pouvoir, nous surfons sur une vague… je ne saurais la définir. Bonheur amoureux peut-être.

Cet état qui m’apaise, me remplit.

Et me permet d’être heureuse sans rien posséder.

Je pourrais franchir d’autres paliers comme quitter mon boulot et partir à l’aventure, mais là je dois certainement avancer d’autres étapes dans ma vie pour y arriver (bien que quitter mon boulot sans rien derrière et en étant maman solo, ça je l’ai déjà fait).

Récemment j’ai pu aider mon ami qui n’allait pas bien, et j’ai cheminé avec lui en même temps. Quand ma mission a été accomplie, quand j’ai su que je ne pouvais aller au-delà de mon humanité, j’ai laissé aller. Et j’ai été heureuse (même si lui ne l’est pas encore, il le sera un jour, j’ai confiance).

Voilà, les vacances à quatre approchent (même s’il nous reste un peu de temps à deux avant), et je me mets en condition pour que ça se passe bien, les retrouvailles entre les filles étant toujours aléatoires. Mais j’accepte aussi un peu de chaos, sinon comment progresser ?

Essentiel

Time is running out

Au fur et à mesure que j’avance je me rends compte à quel point le temps est un facteur complexe.

Le temps passe vite, on s’en plaint souvent, on n’a jamais le temps de ne rien faire.

Mais ces derniers temps, j’apprends un autre temps, celui de laisser le temps au temps.

 

Je me rends compte à quel point certains aspects de la vie méritent que l’on ne se précipite pas.

Il y a certaines relations, qui ne demandent qu’à s’apprivoiser. Et cette lenteur a quelque chose de magnifique, puisque sans attente, on sait qu’elles se construisent pas à pas.

Il y a certains projets qui doivent être mûris. Comme celui de partir à l’étranger, qui ne peut se faire actuellement, mais qui peut se rêver, se préparer très en amont.

Il y a le temps des choses qui ne nous appartiennent pas, comme la vente de ma maison, dont le temps m’est inconnu, mais qu’il faut que je dompte intérieurement.

Mais peut-être que pour accepter de voir ce temps-là il faut avoir confiance. Confiance en la vie, l’univers, ou soi-même. Ce que je découvre petit à petit. Maintenant je sais, je suis calme, les choses sont au-delà de moi. Ça se fera ou pas.

Et dans mes réflexions, je regarde ma route et je m’aperçois de tout ce qu’elle a de magique et de tout ce que cette attente a de bon.

Comme cette rencontre à la lecture d’un blog, d’une femme aux mains magiques (qui j’espère se reconnaîtra) qui accepte de m’aider pour ma maison et qui sans le savoir m’a ouvert les portes d’un monde incroyable.

Comme le fait que cette personne au travail qui faisait du mal à tous (et qui m’en a fait courant 2016), a été remerciée et congédiée, naturellement sans que le conflit s’amplifie.

Comme ses portes qui s’ouvrent ou qui se ferment, et qui prennent tout leur sens, une fois le chemin regardé avec un peu de recul.

Comme le fait de m’accepter un peu plus comme je suis, même si j’ai encore du travail à faire.

Je suis donc confiante sur le fait de trouver chaque jour qui avance un peu plus ma voie.

Time is running out

Palpable

Si vous me demandez pourquoi mon article s’appelle ainsi, je vous dirai que c’est simplement parce que Word m’a proposé ce mot en guise de synonyme de « positive ».

Et j’ai trouvé ça incongru et intéressant, oui après tout je sens que j’approche une nouvelle réalité, quelque chose que je palpe, et quelque chose qui s’approche de la positive attitude.

J’ai lu un bouquin ce week-end, je ne sais plus le titre, mais un de ces bouquins qui vous explique qu’il faut être content de ce qu’on a, qu’il faut se répéter à quel point on est une personne formidable, etc. Je n’étais pas forcément sceptique, mais pas totalement convaincue. En fait j’ai compris après coup comment ça marchait. Il ne faut pas le lire en essayant d’y croire, il faut juste le lire, et le cerveau fait le reste. Il faut se détacher mentalement et intellectuellement.

Ensuite, ça reste dans la tête. Et ensuite, on est persuadé.

De la même façon que je vais mettre ma vie en mouvement. Je ne sais pas comment ni dans combien de temps, je sais juste que ça va se faire. Pour trouver un meilleur travail et surtout mon vrai coin de paradis. J’ai grandi dans le sud et j’ai connu le soleil, je ne vois pas pourquoi je crois que ce n’est plus possible aujourd’hui.

Ces derniers temps je reçois des éléments synchroniques, entre rêves (pas toujours positifs), rencontres fortuites, mails m’envoyant des formations, et hasards d’une recherche d’embauche… j’essaie de me laisser guider par ces signes. Pour l’instant la voie n’est pas très éclairée, mais je m’approche de quelque chose.

Palpable

Hormones etc.

Cela fait 6 mois que j’ai mon stérilet Mirena et j’ai pris la décision de me le faire retirer.

Il y a quelques temps de cela, j’en étais plutôt contente, j’avais l’impression de n’avoir plus de migraines, et je n’avais pas les effets négatifs évoqués tels que caractère de merde, acné, perte de libido, dépression. Et comme je souffre d’endométriose, j’ai été fortement poussée à adopter ce mode de contraception, en me faisant comprendre qu’à 40 ans je n’avais plus le choix…

Mais j’avais pris du poids. Etant plutôt fine à la base, j’ai pris sur moi, je me suis mise à faire du sport, j’ai revu un peu ma garde-robe et je m’acceptais en disant que 5 kg ça allait en contre-partie de ne plus avoir de migraines. Sauf que j’ai l’impression que la machine s’est emballée. Je me sens maintenant mal dans mon corps, et j’ai des fringales, des envies que je n’ai jamais eues, rentrant dans un cercle vicieux dont je n’arrive pas vraiment à sortir.

Alors stop. J’ai été en contradiction avec moi-même en acceptant ce truc, je vais repartir explorer et trouver d’autres solutions.

Hormones etc.

Moi, maintenant je vais bien

J’ai envoyé un sms à mon meilleur-ami, ex « ex-le-dangereux » pour son anniversaire. Et voici qu’il me dit que je tombe au bon moment, que c’est incroyable comment à chaque fois j’arrive vraiment au bon moment. Ou plutôt au pire moment pour lui, au moment où il a le plus besoin de moi.

Il m’apprend qu’il va se faire opérer pour la 2eme fois de calculs, opération bénigne certes. Mais la bad news c’est sa copine (avec qui il est depuis 18 mois) qui le trompe depuis 2 mois et il est sens dessus dessous.

Je ne tombe pas vraiment de haut, il m’avait dit qu’il avait des doutes. Et j’avais même essayé de le rassurer. Merde, ça me dégoûte pour lui. Je n’ai pas essayé de comprendre.

Je ne vais d’ailleurs pas m’étaler sur son histoire à lui ici. Je vais lui apporter du soutien, sans être trop présente non plus car d’une part, je tiens à protéger mon couple (mon homme n’étant toujours pas au courant de cette amitié) et d’autre part, il n’aimerait pas ça, que je le materne.

Mais ici dans mon espace privé, je suis partie à réfléchir sur ce rôle à tenir, qui me renvoie à ce que j’ai traversé, à là où j’en suis et à ce qu’il me reste à parcourir.

Evidemment cette synchronicité qu’il me souligne et le fait qu’il me dise « tu es ma seule amie » alors que je le croyais très entouré, et « il n’y a qu’à toi que j’ose le dire », m’interpelle.

Je me dis que j’aimerai être cette personne sur qui on peut compter. J’aimerai être cette amie, ou cette personne empathique qui peut aider quelqu’un à se relever. Le fait que ce soit lui, est encore plus symbolique.

Je ne lui ai jamais dit, mais je pense qu’à l’époque de ma séparation, c’est lui qui m’a sauvée. Il m’a fait découvrir une sensation de liberté incroyable et ce que j’avais pris pour de l’amour, était en fait une réelle et profonde amitié. J’ai toujours eu cette impression que notre rencontre avait été importante et inachevée, et aujourd’hui c’est à moi de l’aider.

En tous cas, justement, moi maintenant je vais bien, et je me sens assez sûre de mon couple pour pouvoir l’aider. Et ça c’est une bonne nouvelle qui me concerne. Ça ne va pas l’aider lui, mais ça va me permettre de répondre du mieux que je peux à cette situation.

Il me souligne que nous avons les mêmes valeurs, et que c’est ça qu’il recherche auprès de moi.

C’est vrai que ça me tient à cœur cette partie-là. Je ne suis pas parfaite, oh la la non, j’ai parfois des pensées qui me traversent l’esprit et qui ne sont pas les meilleures, mais j’ai tellement d’exigences en matière de règles, discipline, respect ou que sais-je encore sur une certaine façon de se tenir, que je me sens parfois mal dans ce monde-là.

Et en fait cette histoire me démontre que je dois rester dans cette ligne de conduite. Car c’est cela qui fait mon intégrité. Je dois m’assouplir sur ma façon de faire, mais conserver mes valeurs. Quand je vois le monde qui m’entoure, les enfants qui grandissent sans repères, et quand je vois ce que certaines femmes sont devenues…

Moi qui me prétends féministe, je me demande vraiment si je dois l’être encore.

Moi, maintenant je vais bien

Le grand fouillis

Il me semble que je suis heureuse, je ne sais pas trop. Je me dis que je devrais l’être, mais j’ai quelques dissonances qui m’échappent.

Que se passe-t-il donc ? J’ai beaucoup de positif dans ma vie et ce serait parfait s’il n’y avait pas cette sensation d’être incomplète, ou que quelque chose m’échappe. C’est difficile à exprimer, je ne veux pas nécessairement râler aujourd’hui (ça m’est déjà arrivé de nombreuses fois ici), j’ai juste besoin de l’exprimer pour le sortir de moi.

Je sais bien que je ne fais pas le métier dont je rêve, je trouve juste ça pratique dans mon quotidien d’avoir une feuille de paye et de pouvoir faire à peu près ce que je veux (dont organiser ma vie privée) depuis le bureau.

Il y a bien cette gestion du quotidien, que ce soit ma fille, ma belle-fille et même mon homme, j’y mets parfois du cœur. Et parfois certaines choses m’irritent profondément… et cette colère intérieure raisonne parce que je ne comprends pas. Déjà rien que le fait de l’écrire me met dans une émotion particulière.

Mes émotions négatives se rapportent souvent à l’aspect humain, l’éducation, la façon de raisonner, l’égo, comment vivre ensemble, la compréhension de la psychologie défaillante.

Il me semble que je dois écouter cette colère et la transformer en quelque chose d’autre.

Durant ce grand week-end je me suis retrouvée tout en haut d’une falaise, seule car mon homme faisait des photos tout en bas. Et j’ai ressenti un immense bien-être. J’ai pris vraiment possession de l’instant présent et de la beauté de ce paysage. J’ai vu quelques oiseaux (mouettes notamment) me frôler de très près et c’était très apaisant. A ce moment-là j’ai pensé que je devrais faire une formation pour devenir coach.

Trouver une façon pour que ça aille mieux, en m’impliquant moi, et en me donnant les moyens de changer les choses avec les mots et les actions appropriées, au lieu de vouloir secouer tout le monde sans prendre de gants et de m’évertuer à expliquer vainement les choses (sans avoir de clés).

Depuis quelques temps je me suis surprise à récupérer des prospectus sur des formations sans savoir vers quoi m’orienter… j’ai regardé naturopathe, sophrologue, et ce qui tourne autour du développement personnel en général. Je n’ai pas affiné ce vers quoi je tends, je cherche encore.

Je me donne le temps de trouver un déclic.

Et je ne cherche pas forcément à en faire un métier, je voudrais juste m’aider en fait à mieux vivre au lieu de baisser les bras et de me laisser envahir par ce regret de ne rien faire. Je n’ai pas envie d’être blasée et pourtant, je ne me sens pas loin de ça.

Le grand fouillis

Période de latence

Voici un article à double lecture. La période de latence, au sens propre, c’est l’étape que je traverse actuellement.

Ma vision s’est éclaircie, j’ai franchi des étapes et nourri des besoins. Maintenant je sens une nouvelle énergie me guider et une nouvelle confiance s’établir. Je suis curieuse de savoir là où cela va me mener. Je n’en ai aucune idée.

Comme si j’attendais la prochaine étape, quelque chose qui me guidera, peut-être avec plus d’apaisement dans ma relation aux autres, dans une voie dédiée… j’ai besoin d’accomplir quelque chose.

Dans mon couple, après un hiver passé à restés centrés sur nous-même, faire des travaux et préparer l’emménagement, arrive le printemps où nous nous tournons plus vers les autres. Accueil d’amis, organisation 1ere communion, fêtes familiales, anniversaires… c’est important de voir comment nous fonctionnons dans les 2 cas.

Dans mon boulot, les actions annoncées sont reportées en juillet. Le fait de reculer fait penser que ça pourrait ne pas se faire. Mais dans la foulée, j’ai gagné un bureau seule. C’est une très bonne chose.

Dans la famille recomposée, ça avance avec des petits chantiers.

Ce qui me permet de rebondir sur la deuxième partie de mon article concernant les filles. Elles sont toutes les deux dans cette période, appelée en psychologie période de latence. Et je m’y intéresse tout en ne sachant pas forcément comment y répondre.

L’une (ma fille) a vécu une séparation avec son père difficile. Elle le voit plutôt rarement (24h tous les 15 jours et peu de vacances) et ne manifeste pas forcément l’envie de le voir plus, même si parfois il lui manque. N’étant plus avec eux, je ne connais pas bien l’état de leur relation, ni comment ma fille se comporte chez lui, mis à part ce qu’elle m’en raconte. Mais je sais bien que ce qu’elle me raconte est passé par son filtre «  ne pas me décevoir ». Du coup je ne prends rien au pied de la lettre. Je pense que l’Œdipe est dépassé mais qu’elle n’a pas forcément de repères sur une structure familiale stable. En tous cas elle semble bien s’entendre avec sa nouvelle belle-mère, et c’est le principal. Je vois l’adolescence arriver en douce, même si c’est encore léger. Je suis pleine d’interrogation sur la suite.

La deuxième (sa fille) est plus jeune de 2 ans, et n’a pas de souvenirs de ses parents ensemble et par ricochet, n’a pas vécu de conflits entre ses parents. Elle a une garde équitable (1 jour sur 2, 1 we sur 2, 1 vacance sur 2…) ce qui lui apporte un certain équilibre au quotidien. Elle a en revanche était seule avec son père pendant 4 ans, et si elle m’a acceptée facilement, elle est encore dans les limites de l’Œdipe (dû à sa position dans cette maison). Je m’en rends d’autant plus compte maintenant que j’y habite, même si ce sont des sujets qu’on avait déjà abordés avec mon homme. Je suis d’autant mal placée pour en parler que je suis celle qui lui a pris son père, mais j’aimerai que son père lui redonne sa place d’enfant.

Cela me donne matière à réfléchir, notamment sur l’éducation en cas de séparation. Comment harmoniser nos points de vus, quand nous sommes potentiellement 4 à être dans la vie de l’enfant ? Comment surmonter toutes ces problématiques de l’enfance quand on est soi-même dépassé par les événements (en cas de conflits, tristesse, ou tout tracas administratif et financier…) ? Comment stabiliser l’enfant et l’aider à se construire quand il connaît une deuxième voire troisième recomposition (pour chacune de nos filles il y avait déjà une famille recomposée dans le couple parental précédent, ce qui nous donne une vision multi recomposée, d’autant que dans le cas de ma belle-fille, il y a encore un 3eme enfant issus du 3eme couple de sa mère) ?

Et puisque nous sommes dans un changement de gouvernement, je propose que l’état instaure un coaching parental obligatoire en fonction des étapes traversées par les enfants et les parents. Je me propose d’étudier la mise en place de cette loi et sa mise en application… Voilà qui devrait mettre fin à ma propre période de latence…

Période de latence