Le silence

Article supplémentaire, plutôt que de faire un édit sur l’autre, je préfère rajouter une page. Il y a autre chose que j’apprends avec le coach : le silence (le mien).

Pas le sien non, lui est plutôt bavard, voire même répétiteur dans ce qu’il dit (il en a conscience il me dit aussi que ça fait partie du processus). En dehors des cours, il a voulu me poser quelques questions perso, mais je n’ai pas vraiment su y répondre (sujets sensibles, cela m’obligeait à prendre le temps d’y répondre, or comme j’avais un cheval à longer, ça a tout de suite déconcentré le cheval, et ça a foiré son tour de longe – très intéressant à observer !).

Du coup, je me tais. Et je pense qu’il n’a pas ses réponses à ses questions, mais c’est très bien. Je me rends compte que si je parle trop, je m’expose trop. Par exemple je peux avoir l’impression de me justifier. Alors que le silence est beaucoup plus profond et vrai.

Il y a d’autres moments, quand c’est très tôt le matin (parfois j’ai des cours à 7h15…) je suis très silencieuse, déjà parce que je n’ai jamais été une grande bavarde, et puis parfois je suis timide, je suis de celle qui cherche pendant 10 mn à dire un truc pas trop banal, et qui n’y arrive pas (donc là à 7h, c’est même pas la peine, je ne cherche pas). Et maintenant je l’accepte. Plutôt que de sortir une banalité, j’assume totalement mon silence matinal (et c’est parfois lui qui reprend le fil de la conversation, souvent il part sur du cour technique).

Encore un truc que j’apprends, que j’essaie de rendre agréable, parce que c’est moi tout simplement. Pourquoi devrais-je être différente ?

Le silence

Aimer mes émotions

Il m’en faut encore du temps pour m’accepter telle que je suis, et donc ne plus me mentir, être avec les bonnes personnes.

je ne sais pas dans quoi je m’engage en refusant tout en bloc chez mon conjoint, mais le pire ne s’est pas encore produit (la séparation), même si je l’attend de pied ferme, limite je l’envie maintenant. Ce qui me laisse une incroyable liberté, je me sens assez bien actuellement, en ayant repris le pouvoir de ma vie (même s’il y a encore beaucoup de choses qui me gonflent et que je refoule fort), je me sens avancer.

Posture, regard et recadrage (oui je regarde de tutos sur Youtube, ça fait rire ma fille). N’empêche chez moi c’est cadrage, cadrage et recadrage.

Donc savoir que bientôt j’aurai mon appart, me rend beaucoup plus légère. J’ai hâte d’avoir mon cocon, même si l’univers m’a fait un sacré pied de nez (j’ai déjà eu quelques signes comme ça auparavant… mais bon… dois-je les écouter ?). Alors je devais signer vendredi dernier… et c’est reporté 10 jours plus tard (voire plus tard encore ???). Je l’ai su la veille… imaginez mon désespoir. 10 jours sérieux ??? Incompétences en pagaille, notaire, organismes administratifs… mon dossier était béton… et j’apprends qu’il manque des pièces la veille et personne ne m’avertit ??? Entre conseillère qui ne transmet pas les éléments et qui est en vacances et la clerc de notaire qui se trompe de quelques jours dans la transmission de l’appel de fonds (mais c’est ton taf de surveiller les dates !). Tu ne peux pas faire ça à quelqu’un qui prévoit un déménagement en plein mois d’août !!!! J’ai déjà attendu tout le confinement, puis encore un délai pour être sûre que toutes les pièces soient là, et là tu me dis que ça ne se fera pas ? Allôôô, heureusement que je n’ai pas un conjoint qui me tape, ou que je n’ai pas de préavis… vous vous rendez compte de la gravité de vos manquements ?

Bref… le moment de dépit est passé, maintenant j’attends. ça me servira de leçon, tant que c’est pas signé, c’est pas signé.

Et je travaille sur moi. Tout ce que je fais avec mon coach et ma jument (et le cheval du coach) c’est assez incroyable, je vais puiser très loin dans mes émotions (peur, confiance en soi, regard des autres). Je me sens parfois ridicule quand je n’arrive pas un exercice, parce que la peur me domine (et je me paralyse, et je m’efforce quand même de faire ce que me demande le coach mais j’y mets beaucoup de résistance). Et c’est super intense  de puiser dans mes émotions très négatives, d’accepter de les dévoiler ainsi très intimement (c’est son mot), et de voir qu’il les accepte totalement. Il y a des raisons bien sûr, je suis tombée très récemment (peur de retomber à nouveau), ma jument n’est pas encore très bien dressée, et il me manque de la technique… mais il me pousse et me comprend. Et il trouve que je suis un sujet très intéressant, parce que j’ai mes blocages, mais que je mets beaucoup de volonté. Notre rapport évolue, il me dit que je suis capable, que pour lui (par rapport à d’autres cavaliers) je monte très bien mais que ce sont mes émotions qui me conduisent, que c’est ma façon d’apprendre mais qu’il est content de savoir qu’il peut m’amener certains trucs. Il est content de préparer les séances et il aime « beaucoup » ma jument… il m’offre des séances gratuites sur son cheval, et me dit qu’il y trouve son compte (car je suis un sujet d’étude pour lui :)). Il se justifie parfois car il a peur que je pense qu’il cherche à me vendre plein de séances, mais je n’ai jamais pensé ça, justement parce qu’il m’offre d’autres séances, et qu’il y a un équilibre. En vrai ce n’est pas quelqu’un qui est intéressé par l’argent (et je suis presque sûre qu’il aurait même envie de ne plus me faire payer parce qu’il voit que je partage sa passion, mais là ce ne serait pas logique). C’est toujours lui qui m’a réduit les prix, sans même que je demande (et il pratique des prix normaux), je ne lui ai jamais parlé de ma situation financière… donc je ne sais pas pourquoi il cherche tellement à ce que je ne le paye pas… en tous cas, cela m’avantage, car effectivement je ne pourrais pas me payer tout cela s’il me faisait tout payer. Alors vraiment c’est top, et équilibré à mon sens.

De mon côté, il est vrai que je m’attache à lui, comme à une figure… de transfert… Je vois ça un peu comme avec un psy (et c’est logique car toute la partie que je traite hors de la technique est du développement personnel), et du coup il me parlait de la durée de notre travail ensemble, il m’interrogeait sans en avoir l’air. En fait je n’ai compris qu’après que peut-être en effet il avait besoin de se projeter sur le temps que j’allais « l’employer » du coup sur le coup je suis restée assez évasive, « au moins un an… » mais le lendemain je suis revenue dessus et je lui ai dit que comme avec un psy, je ne savais pas vraiment mais qu’on saurait tous les 2 quand je n’en aurais plus besoin. Il me dit qu’il peut s’en tenir à mon objectif (faire des balades avec ma jument) mais qu’il peut m’emmener beaucoup plus loin, si je veux je peux en prendre pour 5 ans. Que je peux aussi m’arrêter à tout moment, faire des pauses, et qu’il sera toujours là. Il m’a aussi dit que sur mes blocages, je ne serai pas seule, qu’il serait là. J’entends que même si je prends moins de séances, il sera là.

C’est fou comme cela me fait du bien d’entendre ça (figure paternelle ?). Moi qui suis beaucoup seule, et qui ai parfois vu les relations avec la peur de l’abandon (totalement irrationnel car je ne me suis jamais fait abandonnée – mais c’est le manque de confiance qui parle), là je suis sur un truc serein, où j’ai quelqu’un qui s’occupe de moi (payé) et où j’avance. Je sais que je travaille pour moi, et cette fois je le vois vraiment, je fais ça pour moi, ça change toute la donne. Et c’est ce qui crée ce déséquilibre avec mon conjoint, non pas d’avoir quelqu’un d’autre qui s’occupe de moi (payé) mais parce qu’enfin je m’occupe de moi, je m’accorde de l’attention, et que du coup, je vois bien toutes les carences qu’il y a à être avec quelqu’un qui ne s’occupe pas de moi. Et que du coup je peux vivre seule, et très sereine. Car je n’ai pas besoin d’un boulet dans ma vie. Ou quelqu’un qui me prenne du temps et de l’énergie.

Il y a des gens qui sont sur votre route, pour vous permettre le tremplin vers autre chose. Ce sont des relations (amicales ou autres) qui n’ont pas vocation à durer, et je pense que c’est ce qui se passe avec ce coach. Aujourd’hui j’en ai besoin, je le vivrai très mal s’il y mettait fin d’une manière ou d’une autre (il me consacre beaucoup de temps, or il a aussi une femme et une famille et  un deuxième métier – je me demande parfois comment il trouve le temps de tout faire – d’ailleurs si je m’interroge vraiment je pense que je ne trouve pas ça terrible, mais bon ce n’est pas cet aspect que je regarde). Mais du coup je sais qu’il a envie de faire ce chemin avec moi également, que certainement ça lui fait un peu de compagnie également, et puis je suis totalement en accord avec ce qu’il me propose donc c’est forcément valorisant pour lui.

Bon voilà, toujours est-il que grâce à lui j’accepte beaucoup plus mes émotions, et qu’hier j’ai accidentellement renversé (et tué) une biche sur la route. Je ne sais pas si ça aussi c’est un signe. Mais j’ai totalement vrillé sur cet épisode (et j’ai accepté de le vivre intensément et avec beaucoup d’émotions ce qui n’aurait pas été le cas il y a 2 semaines de ça). La biche n’avait aucun espoir, je roulais lentement (petite route de campagne sans aucune visibilité) et elle était prise entre un talus et une forêt, quand elle m’a vue elle a paniqué et m’a percutée, je n’ai pas eu le temps de dire ouf (j’ai beau tourner et tourner les images dans ma tête je crois que je n’aurais pas pu l’éviter). Sur le moment je regarde l’image de la bête devant moi, elle s’est écroulée sur le bas côté, une oreille semble encore légèrement bouger… mais mon esprit est bloqué sur la route (je suis arrêtée en plein milieu d’un virage sans visibilité avec ce bout de forêt et ce talus sur lequel je ne peux même pas me garer), premier réflexe je me barre (honte à moi)… elle va mourir je ne peux rien faire, et je ne veux pas la voir rendre son dernier souffle… je pars. Deuxième réflexe, merde la voiture (le pire c’est que c’est la voiture de courtoisie du garage car la mienne est en révision)… je m’arrête plus loin quand je trouve un terre-plein pour le faire… Elle n’a absolument rien… pas une goutte de sang, pas un poil de biche… je repars, je récupère ma voiture chez le garagiste, mais ma tête est ailleurs, avec une seule obsession : j’y retourne. Je vais la chercher. Soit elle n’y est plus et auquel cas bonne nouvelle, elle s’est relevée (ou quelqu’un d’autre s’en est occupée – honte à moi), soit elle est morte (et en quelque sorte pas de regret, cela aura été assez immédiat – même si je ne l’aurais pas accompagnée dans son dernier souffle – honte à moi), soit elle est encore vivante et blessée, et là… je l’embarque… et après j’avise, soit je l’emmène chez le véto, soit chez moi selon son état (j’ai lu ensuite que je n’avais pas le droit mais bon j’aurai trouvé une solution). Et bon j’arrive sur les lieux (je gare la voiture tant bien que mal et finit à pied)… Elle est morte.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je l’ai caressée (et comme les indiens, j’ai vu ça dans un film, j’ai dit à son âme s’envoler). Je l’ai observée toute mignonne et pas encore raide, encore tiède de la vie (mais sans aucun signe de vie, yeux ouverts, langue pendante, tête en arrière et mouches qui commençaient à s’activer). Je suis rentrée chez moi et j’ai pleuré devant ma fille. Et quand mon conjoint est rentré j’ai encore pleuré (et cette fois totalement assumé puisque lui n’aime pas mon débordement d’émotion en général). Et là il me dit « ah moi aussi j’aurai eu du mal à m’en remettre » (ouch).

Bon mais le soir lors de notre balade du soir avec ma fille, je vois une autre biche au loin (plus grande) et qui nous regarde un moment, et qui rentre dans la forêt. Cela m’a apaisée, comme si elle me pardonnait.

 

 

Aimer mes émotions

Loneliness, happiness

15 jours que je suis sans homme (et sans BF) et une semaine sans ma fille, j’ai encore une semaine comme ça… Et je kiffe à mort.

Bien sûr il fait beau, il fait chaud, et j’adore ça. Je suis au bon moment pour profiter de ça. Mais je me sens tellement bien.

Par rapport à toutes nos disputes, mon sentiment d’injustice sur l’égalité hommes-femmes, la gestion de ma belle-fille, je crois avoir coché toutes les cases par ces quelques jours / semaines. Oui je suis bien mieux seule, je le vis super bien. Oui il y a une incohérence entre ma vision de la vie et ce que j’accepte au quotidien !

Donc woaw quelle révélation, je vais maintenant vivre seule. J’ai tout mis en place (je signe l’appart début août) et je ne ferai plus aucun compromis. Je ne veux plus gérer sa fille, je ne veux plus qu’on me contredise. Je veux être moi, moi, moi.

Je veux vivre avec des animaux (et ma fille). Je garde le chien de mes voisins en ce moment, et c’est incroyable cette sensation. Il me demande si je ne m’ennuie pas (sans lui ??) mais non… mon compteur de pas explose, je suis sans arrêt dehors, animaux + nature. Que demander d’autres ? Je vis un bel été (et encore je ne suis pas encore partie en vacances).

Et je partirai donc en vacances seule (avec ma fille), j’ai hâte, j’aurai tout gagné. Ma liberté, et le respect. Car du coup là il me voit m’échapper… ça va être beaucoup plus dur pour lui prochainement… notamment parce que je m’en fous (de lui). Je n’ai plus d’émotions (enfin).

Je vois bien que je suis dure dans mes propos, je vois bien que c’est pas si facile à comprendre pour l’extérieur (surtout que je suis encore avec lui). D’ailleurs de l’exprimer quand on me demande ce que je fais pendant mes vacances n’est pas compréhensible… dire je suis seule, mais trop contente. On me regarde bizarrement (est-ce que vraiment elle est sincère ?)… donc je reste évasive. Mon coach (de cheval) essayait de comprendre, je vois bien qu’il se pose des questions. Je suis d’accord que pour mieux me coacher, il doit mieux me connaître (ce n’était pas intrusif de sa part), mais en fait je suis incapable de l’exprimer sans ressenti négatif. Donc comme je ne veux pas paraître pour aigrie, ou celle qui en veut aux hommes (un peu si quand même), je me tais. Fais ton boulot, j’ai besoin de toi pour progresser. Faire du cheval (et ce qu’il m’enseigne) c’est pour plus de confort, de liberté. Je m’accroche à ce coach d’une façon non raisonnable, je n’aime pas qu’il annule une séance. Mais ma grande maturité (lol) me permet de le remettre à sa place de coach quand parfois mon esprit divague (faut dire qu’il me fait du bien mentalement).

Ma foi, je prends ce qui vient, car le pire imaginé ne s’est pas produit (que je me sente triste); En fait j’ai déjà été triste tout l’hiver quand j’ai pris conscience qu’il fallait que ça s’arrête. J’ai déjà fait tout le boulot, maintenant il ne reste plus qu’à savourer le résultat de mes actions.

En gros je quitte le nid, d’une famille mal recomposée, et je garderai peut-être l’homme (mais pas sûr).

Au boulot, beaucoup de tergiversation. Un coup on me fait miroiter quelque chose, un coup ça retombe. Bon ce que je comprend c’est qu’ils mûrissent des projets pour moi (la sécurité) mais que ce n’est pas encore au point. Donc parfois ces dernières semaines je me suis sentie isolée et abandonnée par ma chef… mais bon on dirait qu’elle reprend un peu le contact. Ces 2 prochaines semaines avant mes vacances devraient être décisives.

Allez ça avance.

 

 

Loneliness, happiness

Meilleurs jours de l’année

L’été, le solstice d’été, la luminosité de l’été… il y a quelques années la fête de la musique avait aussi une part importante, puis la naissance de ma fille.

Juin, le meilleur mois > toujours prometteur

Canicule ou pluie, je préfère assurément la canicule et la douce moiteur des nuits d’été qui n’en finissent plus.

Cette année, je vais bientôt avoir les clés de mon appartement. Mon investissement, ma résidence secondaire, mon cocon.

Cette année je poursuis mon ascension pour monter à cheval. J’ai un coach, qui me donne des cours de dressage pour ma jument (mode chuchoteur) et qui me remet en selle également. Quand je suis avec elle, j’oublie tout. C’est littéral, je peux aller la voir avec des soucis plein la tête, une fois dans la pâture avec elle, je suis dans une bulle. Et ce coach me donne toutes les clés. C’est une relation intéressante qui naît, sur le fond maître-élève, je sais qu’il est là pour quelque chose dans ma vie. Il me fait grandir et me pousse à me dépasser. La relation, très professionnelle et respectueuse, n’obéit à aucun code. Et pourtant il est là pour moi. Il est dispo par téléphone (malgré de nombreuses activités annexes), pas toujours immédiatement, mais me suis avec attention car je suis son élève. Il me voit évoluer et me guide, il m’encourage, me félicite, me complimente. Il me décrypte, me dit que je ne suis pas facile à gérer car beaucoup dans l’émotion et que parfois il me perd. L’émotion… cette facette de moi que je n’aime pas et qui me vaut ce blog.

Emotion n°1, n°2, n°3, … n°65, n°100… voilà ce qu’il a dit la dernière fois. Je le fais rire.

Il me dit que je suis super, que ma jument est super (et très attachante, ce qui me fait plaisir car il a connu beaucoup de chevaux dans sa vie, et il n’arrête pas de me dire que la mienne est vraiment bien, que je suis super bien tombée… – pour rappel je l’avais achetée sur Leboncoin, sans avoir trop de notions mis à part mes 10 années d’équitation de mon adolescence !). Bref… ce genre de rencontres sont très bénéfiques dans la vie. Parce que sur ce domaine du cheval, il est exactement la personne dont j’avais besoin, et je suis tombée sur lui (là aussi en appelant au pif sur internet).

Je passe beaucoup de temps avec lui, en ce moment on est pas loin des 4h par semaine, mais mon homme n’est pas jaloux, et ça c’est bien (je n’ai pas connu ça avec mon ex-mari). Je peux enfin vivre une belle rencontre (je ne peux pas la qualifier d’amitié, car ce n’est pas un ami, mais bien un coach) et passer du temps avec, sans qu’il se sente menacé. D’ailleurs, je lui montre certains messages, je lui rapporte certains de ses propos, c’est assez transparent, et c’est pour ça que c’est chouette. Je n’ai pas vécu ça depuis longtemps. La liberté.

Ce travail avec ma jument me permet justement une liberté énorme. Parce qu’en dehors de mes cours, je passe beaucoup de temps à l’extérieur, j’aime la nature, et j’ai enfin un but pour y passer tout mon temps libre. L’épanouissement que j’ai avec cette jument est au-delà de mes attentes, c’est un des meilleurs choix que j’ai pu faire (à noter qu’elle est arrivée le 29 juin, encore une date au mois de juin).

Pour ma vie annexe, mon boulot, mon homme, ma fille, ma belle-fille. On va dire que ça va, même s’il y a eu des moments plus compliqués. Au boulot je continue à faire un peu de télétravail (c’est trop bien quand il fait beau dehors en plus), mais j’ai été un peu malmenée par ma chef on va dire… malmenée est un bien grand mot, disons oubliée, prise pour un pion, alors que jusque là ça se passait super bien. Il fallait bien que ça retombe un peu… bon la semaine dernière elle m’a reboostée et annoncée une prime pour avoir travaillé à 200% pendant la crise. Cette société reste malgré tout la meilleure que j’ai eue. Je tiens la route. Et là, bonne nouvelle, comme j’ai beaucoup moins de boulot (mon job consiste à organiser des meetings, des déplacements, et des événements… alors bien sûr pendant quelques temps je serai moins occupée), je viens d’être rencardée par le directeur logistique sur toute la partie sécurité (et donc potentiellement envoyée en déplacement dans nos agences en France lorsqu’il y aura eu des accidents). C’est une bonne nouvelle, car c’est une mission intéressante, et comme j’y avais réfléchi avant,  j’ai soumis quelques idées au directeur avant qu’il m’appelle, et je pense avoir fait mouche. Donc l’embellie arrive.

Perso maintenant, avec mon homme il y a vraiment des hauts et des bas, des hauts où je sens qu’on s’aime plus que tout, et des bas, où vraiment on se déteste. C’est assez ambivalent, d’ailleurs dans ces moments où on s’envoie tout à la figure, la solution de l’appart nous tarde !!

 

Meilleurs jours de l’année

Confinement et déconfinement

Alors… qu’a-t-il bien pu se passer durant ces 2 mois, presque 3, qui ont vu se renverser la France et toute la terre avec ?

Et bien je me suis confinée, avec ma fille, mon homme, mon chat et ma jument pas loin (et parfois ma belle-fille).

Premiers 15 jours : super bien, presque comme dans un rêve. Nous étions bien, en harmonie, nous avions pris notre rythme, chacun une place dans la maison, télétravail, planning pour ma fille. Beaux jours et grande maison à la campagne, le top.

Au bout de 15 jours ma belle-fille est arrivée (une semaine) : et ça n’était pas si mal. Elle a pris le pli et était plutôt agréable.

Puis elle est repartie, et revenue. Et de nouveau ça se dégrade. De nouveau c’est compliqué entre le fait qu’elle mente, qu’elle fasse sa vie, et que monsieur ne dise rien. Et moi je n’en peux plus. Je crise d’angoisse chaque dimanche soir (en vrai ça commence même le samedi matin). Vivement que j’ai mon appart.

Alors pour l’appart : j’ai signé avec procuration juste la semaine du confinement. On peut dire que j’ai eu du bol. Tout s’est aligné. Il me reste à attendre que la banque finisse mon dossier (mais j’ai eu une bonne proposition). Donc tout devrait se dérouler à merveille.

Je mérite d’être heureuse. Bien sûr j’ai peur de l’après, de tout fouttre en l’air, de le perdre lui. Mais je m’en fous, j’avance, j’ai besoin de reprendre ma liberté, je ferai souffler tout le monde.

Je rêve d’avoir un chien maintenant. Etc, etc.

Au boulot ça devient bizarre. Si au début ma chef m’a laissé bosser à 100% (certains de mes collègues étaient eux en chômage partiel), puis maintenant je me sens délaissée. Le télétravail crée de la distance. Je suis partie même aider en agence (volontariat non volontaire). J’ai accepté de partir 3 jours sur la semaine où ma belle-fille est là (et je sacrifie ma fille au passage – bien qu’elle vive très bien cette séparation).

Bon, combien de temps encore ?

Confinement et déconfinement

Quelques jours avant le printemps

Je signerai un compromis pour un appartement.

Voilà, je suis lancée. J’ai déjà fait les démarches pour obtenir un prêt, j’avance et je m’apaise.

J’ai prévenu quelques personnes, ma route se trace, autrement, différemment.

Le meilleur dans tout ça : être dans l’action, avoir des projets.

Il me reste quelques larmes parfois, quand l’impression d’avoir raté quelque chose ressurgit. Surtout devant nos dialogues improductifs. Mais je pense qu’il faut que je parte pour qu’il comprenne. Et je pense que finalement rien n’est grave, qu’il n’y a pas de modèles préconstruits.

Chacun ses blessures et ses intransigeances. Mais moi je ne serai plus la méchante de service. Il me tarde.

 

Quelques jours avant le printemps

Certains aspects de ma vie…

Je pourrais presque me sentir heureuse, sur bien des points je trouve mon équilibre. Le boulot est au top, les loisirs au top, ma relation avec ma fille au top… il y a des choses qui sont fluides et tellement évidentes. Il y a des endroits où je me sens bien et où mon existence prend tout son sens…

Au boulot, je termine la période la plus chargée (qui débute en octobre – novembre) et qui s’est magnifiquement déroulée. J’ai pris des dossiers, des événements en charge seule, et j’ai eu tout le soutien et la reconnaissance de ma direction. J’ai bossé en déléguant même avec les bonnes personnes qui m’ont apporté la joie du travail collectif. Je me sens enfin à ma place dans cette société qui prône des valeurs d’engagement et de solidarité, et qui le sont vécues au quotidien. Je travaille dans un bureau seule, et j’aime beaucoup mes moments de solitude, ils me sont nécessaires à mon équilibre, mais pas que… j’aime aussi avoir les bonnes personnes avec qui discuter, et le fait d’avoir cette place me permet d’avoir aussi du monde qui vient me voir, tout en gardant mes distances avec les personnes que je ne veux pas voir. Le tableau n’est pas parfait pour tous (comme dans chaque société il y a des personnes pour qui ça marche moins bien) mais je pense que lorsqu’on est intègre et avec beaucoup d’envie, cette société qui est la mienne, permet d’avancer.

Avec ma fille, c’est aussi une bonne période, elle avance toujours avec des bonnes notes et une bonne réputation auprès de ses professeurs. Elle a l’avantage d’être bosseuse et en même temps populaire, avec la prise de parole facile (tout ce que je n’avais pas à son âge). Pourvu que ça dure. Elle se développe enfin dans un sport collectif (le sport n’étant pas sa grande passion à la base) et c’est un bonheur de la voir enfin prendre du plaisir à se dépenser pour son équipe. J’aimerai tellement la protéger de tout ce qui pourrait lui arriver en tant que femme, mais bon… cela ne sert à rien d’anticiper un futur qui n’arrivera certainement pas, et qui serait anxiogène.

A côté de ça, je m’en veux de lui faire subir parfois mon mal-être au sein de la famille recomposée. Car de son côté elle semble le vivre très bien. Mais je reviens dessus plus bas.

Côté loisirs, c’est là où je prends vraiment la mesure de ce que j’aime être et comment je m’épanouis hors du travail et de la famille. C’est la relation que je développe avec ma jument, tout ce que j’apprends avec mes cours de dressage et comment je grandis encore dans cet apprentissage, c’est juste fabuleux. Cela devient une belle passion. Le temps passé avec le moniteur est agréable car il me fait plein de compliments, et ya rien à dire… ça fait du bien. Je réalise à travers nos échanges à quel point cette notion de dressage et d’éducation ne sont pas à la portée de tous. Je ne le dis pas de manière prétentieuse, car il me semble que c’est une perception qui n’est pas partagée par tout un chacun et que c’est juste ma vision… pour moi, c’est tellement important que j’y accorde forcément beaucoup d’attention.

En tous cas, cela me renvoie systématiquement à la souffrance que je vis dans la famille recomposée. J’utilise le mot souffrance alors que parfois je peux être vue comme celle par qui le mal arrive. Mais oui c’est une réelle souffrance. Et qui se crispe de plus en plus sur de petits détails. Je n’en peux plus, je n’en peux plus, je ne supporte plus « ça ». Ce n’est pas uniquement sa fille même si elle cristallise tout ce que je ne supporte plus : le fait de ne pas éduquer son enfant.

Je pense salutaire de nous sortir de ça. J’ai donc repris les recherches (que j’avais mis en sommeil à cause du boulot) et je regarde attentivement les appartements. J’en ai visité un ce midi. Il ne fera pas l’affaire, mais j’avance tout ce que je peux. Je lui ai demandé de ne pas prendre les mêmes jours de vacances que moi pour pouvoir souffler.

Bref… tout ceci m’éclaire sur le fait que je dois m’écouter davantage. Lorsque je suis à ma place, je le sais, et quand je ne le suis pas, j’ai beau m’accrocher, ça ne l’est pas quoiqu’on en dise. Le plus dur c’est de dealer avec plein d’idées bien pensantes et de fausses croyances. Il faut que je sois ferme dans mes intentions. Je ne mérite pas ça.

Et bientôt j’espère, je pourrais cocher toutes les cases du bonheur.

 

 

Certains aspects de ma vie…

Sérénité ?

Je crois que ça y est je commence à devenir un peu plus sereine sur mes différentes options et donc le choix de prendre un appartement.

En fait, déjà pour la première fois on arrive un peu à en parler tranquillement en « dépassionnant le débat ». Le problème c’est que jusque-là, moi je proposais des tas de solutions et lui se contentait de me les dénigrer, sans pour autant me dire ce qu’il voulait faire.

Là, autour d’une bonne bouteille (lol ça aide l’alcool) je vois qu’il trouve que cet arrangement (donc de rester ensemble quand même) pourrait lui convenir. Il avoue « qu’on n’est pas heureux comme ça » et je pense quand même qu’il ne veut pas me perdre. En fait, comme ce n’est pas quelqu’un qui anticipe, il n’envisageait pas trop la suite, mais bon là il a réalisé subitement je pense que si on se séparait il allait quand même morfler (moi c’est le contraire, je pense que tant que je suis dans l’indécision c’est difficile, par contre une fois que ma décision est prise, alors là je déroule mon plan…).

Bon, 1er point positif, ce n’est pas gagné pour autant, l’avenir nous le dira. Comme ce n’est pas quelqu’un qui est dans l’action et qu’il est parfois beau parleur (je dis parfois, parce que ce n’est pas un beau parleur qui dit des fausses paroles pour obtenir quelque chose, non la plupart du temps il est sincère et les pense vraiment, c’est juste que derrière il ne passe pas à l’action… ), dans tous les cas je commence à poser les choses dans ma tête.

Finalement c’est en effet très important de prendre un peu son temps et d’avoir eu quelques annulations de visites (j’en ai eu d’autres, oui, oui, des signes évidents qu’il ne faut pas me précipiter !!).

Alors du coup je lui ai parlé de la solution appart en ville (3 pièces minimum avec terrasse), car ce serait pour moi un bon compromis : accessible facilement dans les 4 à 6 mois. Dans mes prix, ça me fait un bien à moi (égalité lol) facilement revendable (je vais bien faire gaffe à tous les critères) ; parfait pour la scolarité de ma fille (et le fait qu’elle grandisse) et dans la mesure où l’on reste ensemble, un bon compromis de vivre entre ville et campagne. Je rappelle quand même que l’idée serait d’y vivre dedans uniquement à partir du moment où elle serait au lycée soit pas tout de suite ; Donc on a le temps de s’accommoder du truc et prendre nos marques (puisqu’au départ je n’irai que certains we quand j’ai besoin de souffler !!). Evidemment je me dis que pour la suite, ça peut mal tourner, mais tant pis, je crois que je suis prête à ça, en fait l’important c’est d’être en accord avec soi-même et je commence à dessiner ma vie sur quelque chose qui me ressemble enfin un peu plus…

Et sinon sur le plan perso, parce qu’au début j’avais tendance (je l’aurais certainement encore parfois) à me lamenter sur mon sort, de type ouin je n’ai pas d’homme qui se bat pour moi, je dois toujours tout faire toute seule. Mais au final je veux (quand je raisonne en positif) en tirer une grande fierté (et aussi pour mon modèle d’éducation pour ma fille), ben oui justement je suis féministe et seule au monde, et j’y arrive (ça c’est dans mon côté mégalo lol), il faut que je montre la voie aux femmes, qu’on n’a pas à être accolée à un homme pour réussir. Et que finalement, peut-être à un moment quand je me suis mis avec lui c’était par peur d’être seule, et à cause de l’oppression de la société sur les femmes célibataires, mais zut ce n’est pas ce que je défend au quotidien.

Donc voilà… bien sûr ma recherche étant suspendue (j’ai une période de travail chargée pendant 3 semaines avec déplacement à l’étranger), tout peut encore évoluer. Et je suis sûre que le jour où ce sera le bon moment, tout va s’aligner (breathe… the Universe take care…) ;

 

Sérénité ?

Faire le point calmement

Mes esprits se sont un peu éclaircis. J’ai l’impression de vivre une crise assez intense et parfois je me lève le matin sans savoir pourquoi je suis dans cet état et que tout me paraît si urgent. Je dois me calmer, les choses sont supportables, je dois changer mais avancer calmement.

Donc bon, mon envie de tout plaquer de vendredi dernier, s’est un peu tassée.

En fait ces derniers jours mon homme commence à réagir. Il se bouge plus et fais plus attention. Mais bon je crois que ça reviendra, et pour ne pas revivre cette crise, je pense quand même que je dois prendre les devants, et c’est pour ça que je vais mettre les choses par écrit.

Pourquoi je pense qu’il est salutaire que je prenne un appart / maison séparé :

  • Parce que nous n’avons pas les mêmes façons d’éduquer et l’adolescence de sa fille me fait craindre le pire
  • Parce que nous ne sommes pas à égalité :
    • ni sur les tâches ménagères (qui ne sont pas compensées par le temps de bricolage)
    • ni sur sa maison (lui propriétaire / moi locataire) – j’ai d’ailleurs décidé de ne payer plus que la moitié du loyer (CQFD)
    • ni sur la base de notre couple (famille recomposée, et non mariés, non pacsés, ce qui fait qu’en cas de pépin je n’aurais plus rien)
    • ni sur nos salaires (bon ça il n’y peut rien, mais il n’empêche qu’à temps de travail égal (et aussi déplacements pour moi) il gagne plus du double, et je n’en profite pas spécialement)
  • Parce que je ne suis pas chez moi en étant chez lui, je vois bien que même s’il veut me faire choisir le papier peint je n’ai quand même pas le droit d’enlever ses casques de motos sur l’étagère du salon ni de mettre mes meubles à la place des siens, il n’empêche que c’est aussi compliqué pour moi d’établir mes règles, quand il y a ses parents, je ne me sens pas du tout légitime, etc.
  • Parce que les travaux n’avancent pas, et que je ne peux pas décider de ça, alors que je n’ai pas envie de vivre dans ces conditions (mais suis obligée de subir car pas ma maison, je ne peux pas décider de faire venir un entrepreneur non plus…)
  • Je mets ici un autre point moins importants mais qui peut pencher dans la balance : c’est un couche tard –  lève tard : nous ne nous couchons pas à la même heure et il passe sa vie sur sa tablette (vie de couple = moyen)

Maintenant que j’ai posé ceci, je me dis que vivre séparément paraît tout à fait opportuniste. Même si je ne suis pas persuadé qu’avec un gars comme lui, vivre ensemble mais pas sous le même toit soit vraiment possible, car il ne ferait pas les efforts nécessaires pour tenir le couple… Je prends donc le risque, mais le risque je l’ai en ne faisant rien également.

Alors compte-tenu de cela, voici des critères que j’ai établi :

  • Je veux acheter, mais quelque chose qui se revende facilement.
  • Je suis un peu limitée par la scolarité de ma fille (hors de question pour moi de lui faire subir les inconvénients et la séparer de ses amis) – il me reste donc 1 an ½ à faire autour de notre commune, et la suite vers la grande ville proche (où je travaille).
  • Les petites maisons en campagne sont peu accessibles, ou trop chères, ou trop de travaux, ou des villages trop éloignés – peu de choix (pour l’instant je n’ai rien vu). J’aurai adoré avoir avec mon cheval avec moi… mais ça, j’oublie…

En posant ceci, j’ai donc une dernière option qui m’apparaît (en plus de l’option de rachat de terrain à côté de chez lui – mais quand j’y pense c’est plutôt hasardeux) :

  • Acheter un appart (avec rez de jardin ou terrasse obligatoire) en ville. Un T3 qui se revendrait bien, les prix ont l’air totalement ok avec mon budget, et cela me permet de justifier d’avoir un appart pour ma fille et ses études plus tard (de toute façon à partir du Lycée ce sera compliqué pour elle si on reste dans notre village). Bon plein d’avantages faciles, mais inconvénient je renie mon besoin de campagne. Et pour le coup si on se sépare cela deviendrait compliqué pour mon cheval (mais après tout je pourrais rechanger aussi…). En tous cas cela voudrait quand même dire que tant que ma fille est au collège, on reste vivre ensemble chez lui la semaine, mais j’ai au moins un refuge pour les week-ends quand il y a sa fille (et je peux louer en Air B’N B en parallèle durant le temps inoccupé ? lol… Vlà les plans sur la comète…).

Bon mes idées passent du tout au rien, mais au moins je suis dans l’action. Je visite 2 appartements cette semaine, je suis même plutôt excitée à cette idée.

Je suis également preneuse de toutes les infos de personnes ayant fait le choix de vivre séparément, et j’ai un collègue qui se pointe tout à l’heure qui m’explique qu’il est en train d’acheter un appart, et dans la conversation je comprends qu’il vit séparément avec sa conjointe (je savais qu’il était aussi en famille recomposée)… Je me note d’essayer de discuter un peu plus avec lui de ce sujet !!

Avec tout cela je dois m’efforcer d’avancer sans être forcément comprise, notamment par mes parents. Je suis à l’âge d’assumer toutes mes décisions bien sûr mais ce poids familial me titille parfois (j’ai déjà une histoire bien trop compliquée pour eux). En fait je crois quand même que plus je chemine, plus je me sens sereine. Je pense que lorsque mon choix sera vraiment arrêté et justifié (choix appart ou maison, ville ou campagne, etc…) je me sentirais mieux.

Peut-être ma résolution 2020 serait d’arrêter de penser aux autres et à me consacrer à ma fille, à ma carrière, bref ce qui fait ma raison d’être. Je ne peux pas attendre la retraite pour être heureuse, et concernant mes parents, je pense qu’à présent nous sommes trop différents (surtout avec ma mère), et que nous ne pouvons pas nous comprendre.

***

Edit du jour : le RDV que j’avais aujourd’hui pour visiter un appartement a été annulé (ou plutôt malentendu sur le jour, mais moi je suis sûre d’avoir bien noté jeudi) et reporté à lundi.

Et celui de demain, c’est moi qui ai réalisé que j’avais un déjeuner de comité de direction (là c’est de mon fait) et je dois donc reporter.

Quand ça veut pas, ça veut pas.

J’y vois bien sûr des signes.

Faire le point calmement

2020 – année personnelle 4

Je vous souhaite à tous une bonne année !

De mon côté la solitude de Noël aura été intéressante, le passage chez mes parents qui s’en suivit l’aura été également, mais d’une autre manière.

La solitude je l’ai très bien vécue, si ce n’est les premiers jours cette impression bizarre de ne parler à personne (hormis le chat :-)). Mais finalement, je ne me suis pas ennuyée, je n’ai pas eu de manque, et c’est même passé très vite (5 petits jours, dont 2 à travailler). Nous nous sommes très peu appelés avec mon homme, et c’était très bien. Je ne sais pas trop comment il l’a vécu, en tous cas je n’en éprouvais pas le besoin. Premier bon point.

Il m’a quand même rejoint chez mes parents. Les retrouvailles étaient donc bizarres et quand même, hors contexte (quotidien, éducation, contradictions, etc…) nous étions heureux de nous retrouver, c’est bien là tout le problème.

Depuis c’est assez étrange ce quotidien fait de non-dits. Nous avons retrouvé nos marques habituelles (= pas de gros changement de son côté si ce n’est quelques maigres efforts pour faire des bribes de travaux)… et de son côté la fuite dans sa tablette quand j’évoque le sujet de la séparation de maison.

J’ai trouvé une idée lumineuse le jour de l’an, racheter un terrain à côté de chez lui, pour faire construire (en sachant que je n’y connais rien) c’est un projet qui me paraît long et fastidieux… mais je me dis que bien d’autres avant moi s’y sont collés… Cette solution me paraît sur le coup être la bonne, les terrains pouvant se rejoindre pour avoir un grand espace, les filles se retrouver si elles le veulent (et oui maintenant elles s’entendent bien) et résoudre nos problèmes de différence d’éducation, d’égalité dans la répartition des tâches. Bref le chacun chez soi à proximité.

Cela me permet à moi aussi de résoudre cette équation compliquée de posséder un bien à moi, sans avoir l’impression de devoir quelque chose à quelqu’un (alors même que je paye un loyer mais qui ne me donne aucune légitimité pour autant).

Mais il trouve encore à redire. Je crois que dans toutes les idées que je propose il trouve toujours à redire. Il ne propose rien lui-même et il me laisse me débattre avec mes pauvres petites solutions.

Je suis en année personnelle 4, ce qui veut dire :

L’année personnelle numéro 4 vous aidera à développer votre capacité à fixer un cap, à mettre en place les grandes orientations des années à venir. 

Les trois années du premier tiers de votre cycle vous ont appris à faire confiance à votre instinct et à ne pas réprimer vos envies de changement. 

D’une manière générale, tout ce qui vous déplait dans votre quotidien devra être revu pendant l’année personnelle 4.

Voilà, je dois être patiente maintenant. Je suis sûre que je vais partir et trouver la meilleure solution. Je pense que la séparation juste de maison ne sera pas possible, tout simplement parce qu’il n’y met pas du sien. J’opte donc tout doucement vers une séparation définitive, sans savoir si vraiment j’y arriverai, ni si c’est ce dont j’ai vraiment envie. Juste le dire me fait du bien.

Je surfe frénétiquement sur les annonces, comme mon coin est plutôt en vogue, c’est assez difficile à trouver. Avant Noël, j’ai lancé quelques démarches, fait des simulations de crédit, des demandes de visites, etc… et bizarrement rien n’a abouti… un conseiller m’a appelé pour me dire qu’il annulait le RDV, les agences n’ont pas pris la peine de répondre à mes messages… je me suis dit ok, c’est clair, ce n’est pas le bon moment, je patiente…

Maintenant j’ai tellement envie d’aller vite. De donner un grand coup de pelle. Encore une fois, le dire me fait tellement de bien.

2020 – année personnelle 4